
Photo S. Smets
Semaine après semaine, Richelle engrange les unités avec une régularité de métronome. La photo du classement donne la banane à tout le monde chez les promus mais cette deuxième place (ex aequo avec Arlon et Solières) n’ouvre pas l’appétit. Les Mosans connaissent leur rang avant de recevoir Aywaille ce dimanche dans l’ancien stade du défunt CS Visé. (Rédaction en ligne)
« Vous allez me coûter trop cher, vous êtes tous virés », rigolait une fois de plus le président Fabian Bruwier après la victoire à Cointe. Sous forme de boutade, il illustre le léger revers de la médaille des succès actuels de Richelle : il va falloir peut-être revoir le budget à la hausse. « Je ne vais certainement pas freiner les joueurs. Mettre la pression ne sera jamais mon style, y compris dans ma vie professionnelle. Moi, je viens au football tous les dimanches pour prendre du plaisir. Je sais qu’on me reproche parfois de garder le sourire après une défaite… C’est vrai que si ça continue, je vais devoir rechercher des nouveaux partenaires. Si des candidats sont intéressés…(rires) »
Club à la jeune histoire, Richelle ne veut pas changer de philosophie. « Il a été fondé par des amis : Xavier Thomas, Thierry Michiels, Didier Degueldre, Thierry Silveryser et moi-même. Même s’il entraîne ailleurs, Didier est resté en bons termes. Nous avons été rejoints par Gilles Simon et Alain Finet. Alain hoho est notre nouveau vice-président depuis cette saison. »
Le déménagement à Visé réussit mieux que prévu. « Nous sommes passés d’une buvette de 45m 2 à une de 300 m 2 . Cela permet aux gens de rester plus tard après les matches. Nous accueillons un peu plus de spectateurs, même si cela paraît… moins dans un si grand stade. »
Si Richelle se prend un rien au jeu, c’est juste pour obtenir un maintien plus « ambitieux ». « On aimerait se maintenir comme si le règlement des années précédentes était encore en vigueur. On peut essayer de finir dans les 8 premiers. Même si on ne joue pas bien, on ne peut plus parler de chance. Cette tactique nous convient bien. Si elle a réussi à l’Italie, pourquoi pas pour nous ? »
Dans l’optique de ce maintien, la venue d’Aywaille ce dimanche (15h) est un rendez-vous important.