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Histoire

  • D’ARTAGNAN RÉUNIT DES HABITANTS DU GERS ET DU PAYS DE HERVE

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    Le célèbre mousquetaire D’Artagnan, originaire de Lupiac dans le département du Gers (Sud-Ouest de la France) est venu mourir le 25 juin 1673 tout près de nous, à Maestricht. Pour réunir ces deux villes et beaucoup d’autres, une route européenne (équestre) a été créée et approuvée par le conseil de l’Europe en mai de cette année 2021.

    La maison du Tourisme du Pays de Herve, les asbl Comté de Dalhem, Blegny Mine et Blegny ont rencontré en ce week-end des 16 et 17 octobre 2021 des édilités et responsables touristiques de ce département (20). Le projet est de mettre sur pied une manifestation mêlant patrimoine, pédagogie, route équestre, gastronomie et produits du terroir à l’automne 2022.

    Un programme de choix leur fut réservé : côté culinaire, la découverte des boulets à la Liégeoise (à Visé), de la fricassée (par la confrérie du même nom) et après une prestation de bandas, une étonnante soirée gersoise (à Blegny-Mines) où les produits de nos deux terroirs furent présentés au grand ravissement de plus de 100 convives venus de toute la région, sans oublier la découverte des produits régionaux (charcuterie, sirop, délicatesses et fromages) à la maison du Tourisme du Pays de Herve en final de ce week-end.

    Dimanche matin, 170 ( ! du jamais vu) cavaliers participèrent à une randonnée équestre d’une vingtaine de kilomètres sur la route d’Artagnan autour de Blegny. Dans le pays de Herve, les routes équestres sont déjà balisées et l’objectif est que pour l’année 2022, les différentes routes équestres partant d’Espagne, d’Italie, d’Allemagne et de France et passant par la Belgique et le Luxembourg soient parachevées.

    Côté patrimoine , deux balades furent organisées dans la vallée de la Meuse et dans le pays de Herve ajoutant à la découverte du patrimoine les mets régionaux : une conduisant à Maastricht, lieu de la mort du preux mousquetaire (photo devant la statue érigée en 2003) et se terminant à la ferme d’Artagnan et l’autre le lendemain conduisant par les routes du pays de Herve à l’abbaye du Val-Dieu avec la découverte de la toute nouvelle présentation de la brasserie du Val-Dieu.

    Les différents responsables du Gers de la région de Lupiac en Armagnac sont repartis, ravis de ce nouveau contact et des séances de travail, propices à une fructueuse collaboration. Vous serez informés de toutes ces manifestations qui s’échelonneront même au-delà de 2023, 350e anniversaire de la mort de ce mousquetaire du roi de France à Maastricht, (mis en scène mais de quelle manière par Alexandre Dumas en 1844).

    CJ LP VP ZA (les trois mousquetaires)

  • LA 2E GUERRE MONDIALE, INTÉRÊT ÉVIDENT POUR LA SOCIÉTÉ D’HISTOIRE DE VISÉ

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    A l’occasion du centenaire de la société royale archéo-historique de Visé, on peut se rappeler que de nombreuses publications et activités évoquent la tragédie de l’incendie de Visé, l’assassinat de civils, le mort de soldats puis la première déportation massive de civils innocents en Allemagne. Tous ces aspects ont fait même l’objet de trois colloques : sur les combats de 1914, sur l’occupation allemande et enfin sur la reconstruction morale et architecturale de notre région.

    Les deux autres expositions qui auront cours jusqu’au dimanche 31 octobre à la chapelle des Sépulcrines évoquent le 2e conflit mondial du 20e s. (La libération et Triangle rouge). Est-ce une première pour nous de s’étendre sur ce 2e conflit qui heureusement pour les habitants de Visé de l’époque ne fut pas aussi tragique en bilan humain et patrimonial que l’année 1914 ?. Le CEGES (centre d’études e.a. de la 2e guerre) vanta notre initiative locale en 1990 de réaliser une exposition très interactive et très collaborative (avec de nombreuses associations) sur la 2e guerre. Car ce fut véritablement l’année 1994 qui boosta le devoir de mémoire dans toutes les communes. Nous avions été en avance avec aussi la sortie du livre « La Basse-Meuse dans la Guerre » édité à 1200 exemplaires, tous épuisés. C’est pour cela qu’il fut réédité il y a 2 ans avec de nouveaux articles et de nombreuses nouvelles photos (cette somme ne coûte que 30 €). Mais après 1990, ce conflit un peu ignoré au niveau local fut évoqué maintes fois par le musée régional de Visé dans plusieurs numéros de la collection d’ouvrages de vulgarisation « Les Rendez-Vous de l’Histoire » .Le premier numéro reprit des témoignages de membres de l’ASBL avec la double photo (portrait en 1940 et actuel). Tout fut abordé ; la début de guerre, les déportations, les camps de la mort, la résistance, la collaboration, la libération, l’armée américaine…..Il y eut aussi un numéro intitulé La Mémoire de la 2e guerre qui reprit pour les 8 communes de la Basse-Meuse (Bassenge, Blegny, Dalhem, Fouron, Herstal, Oupeye, Visé) tous les monuments, noms de rue et cimetières en rapport avec la 2e guerre. Et dernièrement un RV (n°36) fut consacré au cimetière de Lorette et aux plaques significatives en rapport avec 40-45, ainsi que les tombes de la pelouse d’honneur. Dans la revue offerte aux membres (Les Nouvelles notices visétoises), il y eut ainsi des témoignages interviewés e.a. à Lanaye et de Lixhe. On qualifié tous ces témoignages d’Apocalypse de la 2e guerre en Basse-Meuse !. De plus, un n° de 2017 donna une liste des Résistants de la Basse-Meuse tirée de publications régionales. Elle est relayée depuis par le site internet « Résistance en Basse-Meuse »

    Enfin deux numéros de la collection des Repros de l’Histoire, un avec différents articles sur l’administration de Visé, sur les chutes d’avions, sur la résistance e.a. Et vient de sortir le repro n°12 consacré à la saga d’un visétois, Joseph Rion qui après la chute du fort d’Aubin-Neufchâteau se retrouva au stalag 1 dans l’est de l’Allemagne et après sa libération par les Russes fut un des premiers prisonniers d’ Allemagne à revenir auprès de ses proches (en vente au musée et dans les librairies au prix de 15 €).

    Pour les personnes intéressées par ce dernier conflit et il y en a beaucoup, cette dizaine d’ouvrages est toujours disponible actuellement à l’exposition. Nous sommes aussi toujours preneurs de témoignages de personnes qui ont vécu cette période et en ont gardé un témoignage personnel.

    Jean-Pierre Lensen, secrétaire de la S.R.A.H.V

  • RECIT DE DE CAPTIVITE DU VISETOIS JOSEPH RION DURANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE 

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    RECIT DE DE CAPTIVITE DU VISETOIS JOSEPH RION DURANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE 

     

    La Société Royale Archéo-Historique de Visé (SRAHV) vient de rééditer le mémoire de Joseph Rion (Visé, 1918-2010). Incorporé à l’âge de 20 ans au sein de l’Armée belge pour effectuer son service militaire, il a été affecté au fort d’Aubin-Neufchâteau, comme d’autres Visétois. Suite à la prise de ce fort en mai 1940, Joseph Rion fut envoyé en Prusse-Orientale où il resta jusqu’en janvier 1945. Durant ces 5 années de captivité, il fut mis au travail dans diverses exploitations de la région et se déplaça beaucoup.  

    Cette nouvelle publication comprend trois parties : 1. Le service militaire effectué au fort d’Aubin et la description du fort ; 2. La résistance héroïque du fort durant 12 jours jusqu’à la reddition et 3. Le voyage jusqu’au Stalag 1A / Stablack en Prusse-Orientale, la mise au travail, puis l’évasion à l’arrivée des Russes et enfin, le long voyage de retour (il ne reverra son père à Visé que fin avril 1945).  

    Ce mémoire de 80 pages, édité dans la collection « Les Repros de l’Histoire » sera disponible dès la semaine prochaine au bureau du musée ou lors des trois expositions organisées à la chapelle des Sépulcrines ("1921-2021. Le centenaire de la SRAHV. 100 ans d'histoire et d'activités", "Septembre 1944. De l'Occupation à la Libération de Visé" et "Triangle rouge"), accessibles dès le 7 octobre.  

    Nous remercions chaleureusement Mme Janine Jodogne-Rion de nous avoir confié le manuscrit de son papa et des photos personnelles, Claude Fluchard pour les annotations et la relecture, ainsi que Régis Beuken pour la recherche d’illustrations, la réalisation de cartes et de la jolie couverture.  Vous pouvez d’ores et déjà commander cet ouvrage et verser les 15 € (+ 4 € frais de port éventuels) sur le compte de la SRAHV BE89 1030 7312 0385, mention « Repro 12 Joseph Rion ». 

    Pour la SRAHV, 

    Marylène Zecchinon, conservatrice du musée 

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  • UN DE CES LIVRES QUI REPONDENT AUX QUESTIONS SUR LA 2e GUERRE MONDIALE

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    Il ne paie pas de mine, il ne coûte que 9 €, il a un titre qui en dit long : 200 questions et 200 réponses sur la seconde guerre mondiale.

    Il est quand même centré sur la France mais il répond à pas mal d’interrogations qu’on peut se poser sur le conflit dans notre pays. Edit2 chez Perrin et coordonné par Jean Lopez.

    Il est divisé en plusieurs chapitres : la France dans la guerre, les Opérations, les chefs, les Armes, le front de l’Est, les productions de guerre, et si…, la guerre en Asie-Pacifique, les Crimes, Vivre en France occupée et et aussi.

    Retenons ces questions : combien de soldats allemands la Résistance a-t-elle abattus : très, très peu.

    La différence entre Armistice (FR) et capitulation (BE).

    Les juifs français auraient été les moins déportés d’Europe.

    - Quelle est la position des historiens allemands sur l’arrêt de l’armée allemande devant Dunkerque ?,

    - comment étaient validées les victoires aériennes ?

    - Y avait-il la moindre chancre de voir Overlord (le débarquement) échouer ? Sur quel front l’armée US a-t-elle engagé le plus de troupes ?

    - Hitler serait-il mort en Argentine en 1962, non c’est bien un suicide le 30/4/1945 à Berlin

    - De Gaulle a-t-il été eu des qualités exceptionnelles comme commandant en 1940 ?

    - Hitler parlait-il une autre langue que l’allemand – non ?

    - Le rôle de Montgomery ?

    - Les anciens généraux de la Wehrmacht qui ont servi dans la Bundeswehr ?

    -,Churchill a-t-il jamais douté de remporter la victoire finale ?

    - Ce sont les services polonais qui sont à l’origine du code de l’Enigma ?

    - pourquoi n’est ce que l’armée US qui ait adopté un fusil semi-automatique (le M1),

    - l’avion qui a obtenu le plus de victoires : le Messerschmitt Bf 109 avec plus de 15000,

    - le rôle des drogues au cours de la guerre,

    -) le premier avion à réaction : le Messerschmitt Me 262,

    - le rôle des porte-avions en Méditerranée ?

    - Le char le plus puissant : le Tiger II, l

    - le meilleur avion d’attaque au sol ?

    - le rôle des ordinateurs ? 

    - la définition d’un Panzer ?

    )- Les Allemands ont-ils souffert de la faim ?

    - la loi du prêt-bail américaine ?

    - Où fut trouvé l’uranium pour fabriquer la bombe atomique : au Canada ?

    - L’impact de la guerre sur le redressement économique après la crise de 1929 : considérable, les métaux pour fabriquer le blindage, que faire des énormes stocks d’armes après la guerre ? / Les chars français supérieurs au panzers en mai ? Aurait-on pu vaincre l’Allemagne en septembre 1944 ? L’invasion des iles britanniques était-elle possible ? L’entrée en guerre de la Turquie aurait-elle changé les choses ?// les Allemands ont-ils voulu la mort des prisonniers de guerre soviétiques ?, l’armée allemande a – t -elle massacré plusieurs milliers de soldats noirs ?, combien de déportées femmes ? Combien de viols de femmes par les armées russes et allemandes ?, Est-ce bien un million de prisonniers allemands morts dans les camps franco-américains ? le crime de Katyn par Staline aurait dû rester inconnu ? Combien d’aviateurs alliés lynchés en Allemagne ? / les risques du marché noir ? Pouvait-on acheter de l’essence durant l’occupation ? Quand apparaissent les tickets de ravitaillement ? Comment rapatrier les prisonniers en 1945 ? La délation ? Comment les jeunes français font-ils connaissance avec toutes les interdictions ? Les cinémas étaient-ils fréquentés ? / La mauvaise nourriture a-t-elle joué en la défaveur des soldats allemands ? Le rôle des alliés mineurs de l’axe dans l’impact sur le conflit ? Hitler était-il un malade sexuel ? comparer les différentes infanteries ? L’heure de référence en Europe entre Allemands et Anglais ?

    Voici quelques-unes des questions que nous avons isolées mais d’autres pourraient intéresser les personnes qui se posent des questions sur ce conflit meurtrier ? 200 questions et 200 réponses

  • UNE DERNIERE PUBLICATION DE LA COLLECTION COMTE DE DALHEM : PASSION CHARBONNAGE

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    Cette collection riche d’une trentaine d’ouvrages, certains épuisés vient d’accueillir les souvenirs détaillés de Louis Vandegar (né en 1946) : D’un charbonnage à l’autre, de José à Trembleur, parcours d’un ouvrier de surface. 90 p. et plus de 150 illustrations.

    Un charbonnage est au niveau du personnel un ensemble hétéroclite : les mineurs (de fond) et ceux qui travaillent à la surface (appelons-les ouvriers de surface), les employés et cadres, les ingénieurs, les géomètres…. bref, chaque membre du personnel est dépendant des autres. Blegny-Mine est connu pour ses visites dans les galeries réouvertes en 1983, mais moins pour les visites des installations de surface : c’est ainsi que la partie maintenue du triage-lavoir peut être maintenant visitée.

    Louis Vandegar, fils de mineur raconte sa vie. Né dans la cité de José (Battice) dépendante de la société Wérister, il est mis au travail à 14 ans et se retrouve à travailler au charbonnage dès l’âge de 15 ans et dans le lavoir. Comme dans le fond, des accidents mortels peuvent se passer à la surface. Louis va passer dans plusieurs ateliers, et se retrouver assez vite au charbonnage de Trembleur. L’intérêt du livre est d’expliquer toutes les fonctions des machines : l’encagement, la chaîne à raclettes, l’essoreuse à schlamm, les pompes Ensival, les vibrants, la paire à bois, et j’en passe. Louis raconte, comme si nous étions à côté de lui, ses journées de travail, ses relations avec les supérieurs, ses camarades de travail, les habitudes étonnantes de certains. Son travail de mécanicien le vit s’occuper du pompage des eaux. Très intéressant : Louis nous prend par la main et nous fait visiter les installations de surface de Blegny-Mine depuis l’entrée, jusqu’au terril en passant par les bains douches, la sous-station électrique ou le sommet de la belle-fleur. Si vous ne savez pas en quoi consiste un triage lavoir, vous lisez cette quinzaine de pages : les berlaines remontent avec non seulement du charbon mais aussi des pierres (schiste), de l’eau, des bois, du métal….il faut trier le tout. Comment séparer le charbon des pierres, on travaille sur les densités différentes de ces matériaux en utilisant de la magnétite, oxyde de fer très précieux et récupéré en circuit continu : le charbon flottait sur le liquide (eau et magnétiite) et la pierre restait au fond. Par différents cheminements, le schiste allait se retrouver sur le terril. Quant aux charbons, ils étaient subdivisés grâce à des tamis selon leurs dimensions (granulomètrie) différentes : de 6 à 80 mm. La matière plus petite (moins de 6 mm) constituera le poussier, matière qui peut être explosive si on n’y prend garde. Comme chapitre final, cet ouvrier de surface nous emmène dans le fond en s’intéressant aux galeries et aux pompes………..En partant de cet ouvrage, vous n’aurez plus qu’ à demander une visite avec un guide de Blegny-Mine………2 bonnes heures de découvertes vous attendent

    Ce livre très didactique peut être obtenu à l’accueil de Blegny-Mine au prix de 15 € et envoyé par la poste avec un supplément. Contact Domaine@blegnymine.be

    Jean-Pierre Lensen (du MAHVI, membre de PIWB)