Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Agriculture

  • Les "Petits Producteurs" ont réalisé une nouvelle vidéo

    DD0B55ED-A0FC-4D12-87B0-7480263EA0BC.png

    La coopérative Les Petits Producteurs (magasin coopératif à Visé)  a sorti une nouvelle vidéo pour développer un projet cuisine (plats bio/locaux à emporter) afin de soutenir davantage les producteurs, éviter le gaspillage et avec une dimension d'éducation permanente : offrir une solution quand on a pas le temps de cuisiner (plats à emporter), et joindre la recette pour émanciper le citoyen. Cette vidéo est disponible sur voici la page d'explication: https://lespetitsproducteurs.be/co-financez-l-installation-d-une-cuisine/ et le lien direct vers la vidéo youtube: https://www.youtube.com/watch?v=f_eXkByozPo  src="https://static.xx.fbcdn.net/images/emoji.php/v9/t4c/1/16/1f642.png" alt="

  • Le Parlement Européen s'oppose au Mercosur : un signe positif pour nos agriculteurs

    3F771F9C-2E11-46AE-BA1E-90826438A048.jpeg

    Le Parlement européen s’oppose au Mercosur : un signal positif

    Lors d’un vote ce mercredi 7 octobre, la majorité du Parlement européen s’est opposé à la ratification de l’actuel accord UE-Mercosur. Un signal positif pour la FUGEA qui dénonce depuis de nombreuses années les impacts d’un tel accord sur l’agriculture et l’environnement. Il s’agira maintenant de suivre l’évolution de ce dossier et les modifications qui y seront apportées.

    Une décision logique et attendue

    De nombreuses études démontrent que l’accord UE-Mercosur est en totale contradiction avec les engagements de l’Union Européenne sur de nombreux dossiers environnementaux, économiques et sociaux. Un tel accord n’est pas compatible avec le Green Deal ou l’Accord de Paris. Il paraissait donc logique que le Parlement européen s’oppose à ce traité. Une position qui rejoint celle de différents Etats Membres et celle de la Région Wallonne.

    Le secteur agricole directement concerné

    Les impacts d’un tel accord sur notre secteur agricole sont depuis longtemps dénoncés par la FUGEA :

    - Renforcement d’échanges commerciaux inutiles concernant des produits que nous sommes en capacité de produire localement ;

    - Mise en concurrence déloyale de notre agriculture avec des productions ne respectant pas les normes imposées à nos agriculteurs ;

    - Risques sanitaires et remise en cause de la qualité de l’assiette des consommateurs.

    Comme nous le rappelions récemment, cet accord faciliterait et augmenterait les importations de produits agro-alimentaires brésiliens (en particulier la viande bovine). Signer un tel traité revient donc à soutenir le modèle agro-industriel brésilien en partie responsable la destruction de la forêt amazonienne actuellement en cours.

    Pas de transition avec de tels accords

    Ce n’est pas en signant des accords commerciaux comme celui-ci que nous pourrons soutenir la re-localisation de notre agriculture et une transition de nos systèmes alimentaires, comme le préconise la Commission européenne dans sa nouvelle stratégie

    De la Fourche à la Fourchette.

    Ce manque de cohérence est dangereux. Nos agriculteurs ne peuvent être soumis à des injonctions contradictoires les sommant de respecter des standards de production plus élevés, tout en étant concurrentiels avec des productions encadrées par des normes plus laxistes.

    Affaire à suivre La FUGEA se réjouit par conséquent de voir le Parlement européen s’opposer à l’accord actuel UEMercosur. Nous rappelons notre opposition à de tels traités et suivrons avec attention la suite des négociations dans l’intérêt de nos agriculteurs et de nos citoyens.

    Contacts

     Philippe Duvivier – Président : 0491 56 33 86

     Hugues Falys – Porte-parole : 0497 61 64 14

     Timothée Petel – Chargé de mission : 0499 90 75 92

  • Nos agriculteurs continuent leur rôle nourricier, la FUGEA à leur côté.

    53720062_2377077515658919_8190389431018979328_n.jpg

     

    Dans cette période particulière, il est de notre responsabilité de répondre collectivement à la crise sanitaire que nous vivons. 

    Suite aux directives gouvernementales et aux mesures sanitaires prises en Belgique à ce jour, la FUGEA a demandé aux gouvernements d’agir pour permettre à nos agriculteurs de continuer leurs travaux et fournir ainsi l’alimentation nécessaire à la population. Il est fondamental que les pouvoirs publics mettent tout en œuvre pour assurer la sécurité alimentaire de nos citoyens en reconnaissant l’importance du rôle joué par les paysans sur notre territoire. Pour assurer la résilience de notre système alimentaire, les différentes filières doivent être soutenues.

    Pour la FUGEA, il est primordial que les filières courtes puissent continuer à fonctionner dans le respect des conditions sanitaires ; nos producteurs en sont conscients. Les points de vente à la ferme ou magasins de producteurs doivent rester ouverts.

    Avec la fermeture des marchés, de nombreux producteurs actifs dans le circuit court ont perdu des débouchés. Nous espérons que des mesures seront prises pour les soutenir. Des solutions de secours existent et sont déjà proposées (commande, etc.), nous comptons sur la solidarité des consommateurs.

    Il faut à tout prix éviter un blocage complet du secteur agricole et agroalimentaire. Outre les dégâts économiques énormes qu’il induirait, cela engendrerait des pénuries certaines, avec des conséquences potentiellement dramatiques pour la population. L’activité doit continuer avec les fournisseurs habituels (laiterie, abattoir, ..) afin que l’industrie de transformation puisse continuer à fournir les magasins et les clients habituels.

     

    La FUGEA s’engage à identifier les problématiques touchant nos producteurs sur le terrain et à les faire remonter aux décideurs. Quand la crise sanitaire sera derrière nous, il faudra évaluer les pertes du secteur et y apporter des réponses. Aujourd’hui, concentrons-nous sur l’essentiel, l’alimentation de la population. C’est bien le secteur agricole qui la produit. Gardons nos paysans qui nous nous nourrissent. Relocalisons notre agriculture pour assurer la souveraineté alimentaire de notre pays.

    L'équipe de la FUGEA reste à votre disposition, en télétravail, jusqu'à nouvel ordre. Redirections téléphoniques, emails, ... Notre équipe se tient prête à vous répondre dans les meilleurs délais.

    Sachez que nous mettons tout en œuvre pour soutenir le secteur agricole, l'informer et le conseiller le mieux possible afin de répondre aux interrogations des semaines à venir.

    L'ensemble des coordonnées de l'équipe FUGEA sont disponibles sur notre site internet : https://fugea.be/fugea/equipe/.

     

    Nous vous encourageons bien sûr à prendre soin de vous, de votre famille et à suivre les mesures sanitaires adéquates.

    (Communiqué)

  • Suite à la publication de l'étude d'impact sur l'accord UE-MERCOSUR, la FUGEA réagit

    53720062_2377077515658919_8190389431018979328_n.jpg

    Suite à la publication de l’étude d’impact, commanditée par les Verts européens, sur l’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur, la FUGEA se devait de réagir.

    Les conclusions concernant le secteur agricole rejoignent les craintes déjà énoncées par la FUGEA :

     Renforcement d’échanges commerciaux inutiles concernant des produits que nous sommes en capacité de produire localement ;

     Mise en concurrence déloyale de notre agriculture avec des productions ne respectant pas les normes imposées à nos agriculteurs ;

     Risques sanitaires et remise en cause de la qualité de l’assiette des consommateurs ;

     Etc.

    Au-delà des menaces pesant sur nos agriculteurs et ceux des pays du Mercosur, l’étude souligne qu’un tel accord aurait un impact négatif d’un point de vue environnemental et climatique.

    Nous partageons la conclusion de l’euro-députée Saskia Bricmont : « La Commission doit revoir sa copie. L’accord UE-Mercosur n’est pas compatible avec le Green Deal. ». Nous la complétons en indiquant que cet accord est également un danger pour le maintien et le développement d’une agriculture durable.

    La FUGEA continuera à se mobiliser sur ce dossier dans l’intérêt de nos agriculteurs et de nos citoyens. Cette bataille ne pourra se faire sans le soutien de la société civile et du monde politique. Nous continuerons donc à collaborer avec ces acteurs. Lien vers l’étude : https://www.greens-efa.eu/

  • Canicule : entre 30 et 50 % des récoltes de pommes perdues en Basse-Meuse

    Les 40 degrés et le soleil brûlant de la fin juillet ont fait de sérieux dégâts dans les vergers de pommiers de tout le pays et en particulier de Basse-Meuse. Suivant les parcelles, les fruits ont été fortement brûlés entraînant de lourdes pertes.

    « C’est une vraie catastrophe pour nous, commente Xavier Laduron, fruiticulteur à Warsage. « Tout dépend des parcelles mais aussi de l’âge des pommiers. Un jeune pommier a moins de feuilles pour abriter les pommes du soleil. Tous ces éléments mis l’un dans l’autre, et sans être dans l’exagération, je pense qu’on atteint au minimum 30 % de pertes, voire même 50 %. Car les pommes ont été brûlées par le soleil et elles commencent à pourrir. On ne sait plus rien en faire. »

    Un triste constat que partage Georges Leclerc. « Certaines de mes parcelles avaient déjà été grêlées au printemps, entraînant 80 % de perte. Maintenant, c’est une perte totale à cause de la canicule. Mais j’ai d’autres parcelles où je m’en sors mieux, avec 20 à 25 % de perte. » Car pour pouvoir limiter la casse, Georges Leclerc a pulvérisé de l’argile sur ses fruits. Comme une crème solaire, ça a permis d’un peu protéger les fruits de l’agression du soleil.

    Un coup au moral

    Mais pour les fruits brûlés par le soleil, il n’y a malheureusement plus rien à faire. Ils commencent à pourrir et ils ne pourront servir à rien, même pour en faire des jus. « Il y a deux façons de faire. Soit on les bouge, soit on les laisse, poursuit Xavier Laduron. « J’ai fait le choix de les garder en me disant que, s’il y a encore un épisode caniculaire d’ici septembre, les fruits abîmés protégeront un peu les pommes qui restent. Comme le fait un parasol »

    Un avis que n’a pas rejoint Philippe Hustin, de Glons. « J’ai engagé dix personnes pour les faire tomber des arbres. Elles le font depuis dix jours et elles termineront la semaine prochaine. Car pour moi, les fruits sont en train de pourrir. Ce qui attire les guêpes et autres insectes. De plus, comme les pommes se développent par grappes de quatre ou cinq fruits, s’il y en a une qui pourrit, ça peut entraîner la pourriture des fruits voisins et donc augmenter les pertes. »

    Une chose est sûre, cet épisode caniculaire met un sérieux coup au moral de ces trois fruiticulteurs et de tous les autres. « On commence tout doucement à en avoir marre. L’ambiance est vraiment morose dans le secteur. » Et si d’ici la récolte, dès la mi-septembre, une nouvelle canicule ou de la grêle veinaient s’abattre sur la région, les pertes pourraient être telles que certains auraient bien du mal à s’en relever.

    (Aurélie Drion pour La Meuse)