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Collections

  • LES FOUILLES ARCHEOLOGIQUES , AUTRE POINT MAJEUR DE LA RECHERCHE PATRIMONIALE. UNE SALLE LUI EST CONSACREE

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    Avant la fondation de la société archéo-historique de Visé, il y a 100 ans en 1921, notre territoire fut parcouru par l’Institut Archéologique liégeois et entr’autre par Marcel de Puydt. On peut citer le cimetière gallo-romain de la rue de Sluse au nord de Visé et lors de la construction de la route, la découverte d’un biface (sorte de couteau suisse du paléolithique inférieur daté d’il y a 100.000 ans, le plus vieux outil de notre ville). De cette nécropole romaine, le musée régional a en dépôt du musée Curtius presque toutes les découvertes y faites : des assiettes, des gobelets, une cruche-amphore. Le musée liégeois a cependant gardé la pièce majeure : une rarissime fiole à parfum en verre qualifiée d’Evhodia, prénom de la fille du parfumeur de Rome. L’archéologie néerlandaise doit beaucoup à ce préhistorien liégeois car son attention fut attirée lors d’un voyage en train par un site préhistorique qu’il alla découvrir tout près de chez nous : Rijckolt-Sainte-Gertrude, une minière silex d’il y a plus de 5.000 ans. Au niveau des découvertes préhistoriques, un des administrateurs de la S.R.A.H.V Joseph Müller (beau-père de Jean Renard) nous confia les outils (nucleus, grattoirs, haches… ) qu’il reçut de la part du professeur de l’université de Liège, Hamal-Nandrin. C’était l’époque où les fouilleurs collaborateurs dans les fouilles néolithiques, (ici dans les Fourons) recevaient des artéfacts en guise de remerciement. Grâce à ce don, une vitrine permet de comprendre la taille du silex à cette époque du néolithique moyen.(3000 ACN).

    Si nous remontons vers notre siècle, l’époque romaine est riche et le plus étonnant, ce sont les recherches menées en 1960 sur le site du centre culturel de Visé (lors de l’aménagement du parking à côté de l’actuelle salle des Tréteaux) par Jean Massin, conservateur du musée et John Knaepen, historien de Visé et professeur à l’athénée royal. Ne disons pas que c’est unique pour notre pays mais le musée régional est une des rares établis sur le berceau gallo-romain de sa ville. M.Knaepen en réalisa une description, pour l’époque, très fournie dans la revue du Vieux-Liège . Quatre vitrines du musée reprennent une toute petite partie de ces découvertes, le reste étant en réserve. Citons un bouchon d’amphore, une grille de soupirail, une fibule assez rare, des restes d’un vase funéraire dit planétaire. Nous avons aussi reconstitué une solide toiture de maison en tuiles romaines dont certaines proviennent de la chapelle du Steenbosch à Fouron-le-Comte (celle-ci fut érigée au 19es. avec les vestiges d’une villa gallo-romaine, qui fut la première fouille recensée dans notre région. D’autres viennent de Lanaye, où des fouilles furent menées au lieu-dit Voie d’Emael par Jean-Pierre Lensen, des bénévoles et la ville de Visé en 1983. On y découvrit un mini-cockerill soit un établissement de bas-fourneaux datés des 2 et 3e s. Le plus marquant fut la découverte du squelette d’un nouveau-né retrouvé sous l’atelier (certainement le squelette du plus ancien visétois). Une partie de ces documents se trouvent au musée de la Montagne Saint-Pierre à Lanaye. Autre découverte lors de la construction de l’autoroute Visé-Liège fin des années 60, des pieux en chêne encadrés par des sabots en fer ainsi que des poutres. L’analyse des bois (dendrochronologie) les data des 5e et 8 es., assurément la trace d’un pont du Bas-empire et d’époque carolingienne. Probablement le seul pont sur la Meuse à l’époque entre Maastricht et Amay. De l’époque mérovingienne (7e s.), l’armement d’un soldat franc : un scramasaxe (glaive) et une francisque (une hache de combat), furent trouvés à Loën, près du château.

    De l’époque moderne (15e et 16es), une découverte fortuite lors de l’aménagement du piétonnier au coin des rues du Perron et rue du Collège : des grès, de la céramique vernissée, un boulet de canon, un étonnant portrait sur terre cuite et un plateau avec inscription gothique. De nombreuses découvertes furent réalisées par Jean Massin derrière la rue des Récollets : du gallo-romain, les contenus de deux puits des 16e s. et 17es. Non loin de là et malheureusement détruits, les vestiges de tours et du rempart ouest qui auraient pu, reconstitués, faire la séparation entre l’autoroute et les voies du chemin de fer non loin du pont !!!! Le rempart allait de l’actuelle collégiale (sud) à l’avenue du Pont (nord) et des boulevards (est) au long de la Meuse (ouest) ; Son dernier vestige fut détruit en 1971.

    Autre découverte en 1985 à l’emplacement de la Maison de Pierre, au bas de la rue basse, le contenu d’au moins deux maisons détruites par les troupes allemandes le 15 août 1914. Le reste de mobiliers mais aussi de poteries – un pot à beurre et un pot à œufs-, et le plus interpellant, une barre à mine utilisée pour activer l’incendie de ces maisons.

    Mais récemment d’autres découvertes ont été réalisées par l’équipe de fouilles de la région wallonne notamment lors des recherches menées sur le site du Trilogiport à Hermalle-sous-Argenteau : principalement un cimetière de l’âge du bronze (un « champs d’urnes ») mais aussi du gallo-romain (de nouveau un cimetière) et du mérovingien. Toutes les découvertes archéologiques en Basse-Meuse (du moins antérieures à 1997) sont recensées dans le livre « Richesses archéologiques de la Basse-Meuse ». Un addendum plus récent fut aussi publié. L’histoire d’un lieu se fait avec des textes mais aussi par des découvertes archéologiques à interpréter judicieusement. 

    J.P. Lensen

  • Trois "trésors" exposés à Blégny Mine

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    Les trois appareils respiratoires de Théodore Schwann de la collection MMIL exposés au Puits-Marie à Blegny-Mine ont été classés comme « Trésors » par la Fédération Wallonie-Bruxelles 

    Ces trois objets sont une vraie rareté : il s’agit des prototypes originaux et uniques de Théodore Schwann.

     

    B9724186348Z.1_20200803180730_000+GFTGECRS9.1-0.jpgMais, qui est ce monsieur ? Et c’est quoi un appareil respiratoire ?

    Théodore Schwann est un scientifique allemand du XIXème siècle. Il est surtout connu pour sa théorie cellulaire qui est un apport fondamental à la biologie générale. Lors de ses travaux lorsqu’il était professeur de physiologie à l’Université de Liège, il s’intéresse à la respiration et surtout à une grande problématique liée au contexte industriel de l’époque : le sauvetage des mineurs. L’asphyxie était l’une des causes majeures de mortalité et, en cas d’incendie ou de coup de grisou, les sauveteurs étaient impuissants. De nombreux savants essayèrent de mettre au point des appareils respiratoires pour les équipes de secours.

    Les premiers modèles tentaient de transporter l’air de l’extérieur vers les sauveteurs au moyen d’une pompe à air ou d’un réservoir à air comprimé. Cette technique représente de nombreuses difficultés : faible volume d’air, poids élevé, distance et durée restreinte. Un appareil de ce type est visible dans le musée du Puits-Marie à Blegny-Mine, mais les amateurs de bande dessinée se souviendront également des pompes à bras utilisées par Dupond et Dupont pour alimenter en air le scaphandre de Tintin dans l’album Le Trésor de Rackham le Rouge !

    Théodore Schwann invente alors une autre technique : il propose des appareils régénérateurs d’air qui fonctionnaient par absorption de l’anhydride carbonique et par addition d’oxygène. Ils disposaient d’une autonomie de deux à quatre heures, une énorme avancée par rapport à leurs prédécesseurs !

    Les appareils respiratoires « Schwann » sont à l’origine de la plupart des équipements utilisés dans le monde par la suite comme les fameux appareils Dräger…

    Source Blégny Mine

  • M.A.H.V.I : une pièce de choix vient de revenir de restauration

    fullsizeoutput_159bf.jpegUn musée se doit de restaurer les pièces majeures du patrimoine qui lui a été confié. Le musée régional de Visé a depuis quelques années pu jouir de la possibilité de recevoir des dons immunisés. Une partie de cette recette permise par les donateurs a permis de restaurer quelques pièces majeures du patrimoine visétois  ; citons le christ des escaliers de  Lorette enlevé de son piédestal en 1913, superbe pièce du 17e s. ; un tableau du célèbre Fromondus de Haccourt ; le soupirail de la cave du principal bâtiment gallo-romain de Visé (Centre culturel) ; la remise en état d’une peinture évoquant la déportation des visétois en août 1914 ; le réencadrement de peintures de Joseph Cambresier de Lixhe ou de de Lincé d’Oupeye. Une des autres pièces vient de revenir en ce mois de juin de l’atelier de restauration : une superbe écharpe maçonnique datant du 19e s. que le musée possède dans le fonds Jaminet, qui était accompagné d’un service et du marteau cérémoniel. Elle aurait appartenu à un des membres du gouvernement provisoire de notre pays en 1830-1831 ( ?). Mais une autre pièce, un drapeau de l’association des ex-déportés civils de Visé le 16 août 1914 est dans l’atelier de la restauratrice, Mme Carpentier et nécessitera un travail minutieux.  Des dons seront encore nécessaires pour ce financement. Les dons de 40 € et plus permettent d’obtenir une attestation fiscale pour l’année fiscale en cours. Renseignement sur le site du musée www.museedevise.be

  • Visé : Bourse aux vieux papiers le 24 février

    fullsizeoutput_1517a.jpegLe 24 février se tiendra une "Bourse aux vieux papiers - Vieux papiers auto" à l'Institut St-Joseph, rue de la Croix Rouge à Visé. Catalogues, photos, livres, manuels, etc.

    Info et réservation au 0498/210.256

  • Les nouvelles du Musée de Visé

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    LES NOUVELLES NOTICES VISETOISES, PERIODIQUE DE LA SOCIETE ARCHEO-HISTORIQUE DE VISE SORTENT EN CE DEBUT JUIN

    Un triple numéro (N° 144 à 146), vu le nombre de pages élevé (112 p.et près de 100 illustrations), sort en ce début juin et reprend un rappel de la cinquantaine d’activités 2017, les nouvelles de l’association, les acquisitions du musée (pas moins de 1400 n° d’inventaire , les partenariats et actions du musée régional avec les associations et administrations régionales mais aussi communautaires, wallonnes et fédérales. Deux articles de fond : l’analyse d’une revue qui fut éditée 4 ans avant 1914 : leCourrier du Geer et, bien illustré, le rappel de l’exposition Les paysagistes de chez nous. Les membres 2017 et 2018 les recevront gratuitement. Les auteurs sont Jean-Pierre Lensen Cécile Lensen, Claude Fluchard et Marylène Zecchinon. Le grand public pourra les acquérir au prix de 15 €. (frais de port compris pour la Belgique).

     

    LE 14e MARCHE DU LIVRE EN RUE LE SAMEDI 16 ET LE DIMANCHE 17 JUIN

    Un nombre important de magnifiques livres en double sera soumis à la vente à notre stand lors de la braderie annuelle, devant le musée, rue du Collège, 31. Nous serons présent dès 10h jusqu’à 19h les deux jours. Venez tôt si vous voulez faire des affaires ! Nos publications habituelles seront aussi disponibles ; n’hésitez pas à nous poser les questions historiques qui vous turlupinent ! Mais comme il n’est pas possible de tout présenter vu ce nombre élevé de bouquins et revues, préparez votre commande en regardant sur le site wwwmuseedevise.be à l’onglet à gauche « centre de documentation » puis nos livres d’occasion ou sur le facebook MAHVI. Commandez le  nous avant  pour être sûr de l’ ou les obtenir.

     

    LE MUSEE REGIONAL SERA AUSSI OUVERT CES 2  JOURS DE 14 H A 18 H. 

    PARTICULARITE :  LE DIMANCHE : PARTICIPEZ A LA VISITE A l’AVEUGLE DU MUSEE. Mettez-vous dans la peau d’un aveugle pour visiter le musée. Assisté par des membres malvoyants de l’association  la Lumière, vous pourrez déambuler dans le musée, un bandeau sur les yeux et connaître des sensations étonnantes.

    Retrouvez des sensations tactiles pour s’approprier les documents du musée

    Veuillez prendre rendez-vous au  0495 / 49.63.91 car tous les quart d’heures, 5 personnes seront prises en charge. Durée : 30 min. Nous vous recommandons largement cette visite particulièrement émouvante et didactique. Entrée libre mais sur inscription.