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Musée

  • Votre et leur seconde guerre mondiale

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    A nos aînés, on pourrait leur demander : où étiez-vous pendant la guerre ? Cette question, un auteur français se l’est posée : Bruno Halioua l’a posée aux artistes, aux intellectuels, aux politiques, aux comédiens, aux écrivains et aux personnalités qui ont marqué nos mémoires depuis 1945. Il nous raconte l’évasion de Zitrone d’un camp de prisonniers, la vie tumultueuse du professeur Simone de Beauvoir, les débuts dans le music-hall d’un jeune italien Yvon Livi, futur Yves Montand, la vie mondaine d’Arletty ou l’instant où Serge Gainsbourg a découvert qu’il était juif. Toute une foule d’histoires méconnues qui sont aussi celles de chacun des 50 millions de Français et de Belges. De Jacques Chirac à Pierre Bellemare en passant par Barbara et Françoise Sagan , Romain Gary, Robert Hossein (qui fut oublié par ses parents plusieurs jours pendant l’exode), le belge et futur vulcanologue Haroun Tazieff qui servit dans les chasseurs ardennais, le courage de Simone Veil qui survécut au camp de la mort, l’espagnol de Funes qui jouait dans les cabarets et qui déjà était en vadrouille, la bien cachée résistante Joséphine Baker, Jean Gabin qui servit sous les armes, française et ses amours avec Marleen Dietrich ou Michèle Morgan, un certains André Raimbourg, habitant Bourville, déjà fantaisiste, Jean-Marie Le Pen découvrant les soldats allemands, Edith Piaf et ses nombreux amis comme Aznavour, Antoine de Saint-Exupéry disparu en mer avec son avion à la fin de la guerre, René Tardi qui fut prisonnier dans un stalag allemand, Simenon qui quitta Paris pour se mettre à l’abri, Léo Ferré, Brassens, l’abbé Pierre, Henri Salvador, Mitterrand ou son futur beau-frère Roger Hanin, Juliette Gréco ou encore le mystère Goldman, le destin de la famille Drucker, mais aussi ces quelques comédiens qui furent quelque peu secoués par le retour des libertés comme Sacha Guitry, Mistinguett, Maurice Chevalier, Danielle Darrieux, Tino Rossi. Alain Delon vécut sa jeunesse à côté de la prison de Fresnes et se souvint de l’exécution de Pierre 0.Laval. Les futurs écrivains comme Jean d’Ormesson, Vercors, François Mauriac, Louis Aragon, André Malraux et Paul Eluard ont résisté à leur façon. Sans oublier Charles de Gaulle et son appel du 18 juin jusqu’à son Paris outragé, Partis libéré ….. Ce confinement de liberté généra le mouvement existentialiste avec Camus, Sartre, Eluard et leurs amis comme Pablo Picasso.… ; n’oublions pas ces jeunes qui s’engagèrent dans les troupes libératrices comme Jean Marais, Jean-Claude Pascal, Valery Giscard d’Estaing, Jean Gabin…………

    L’intérêt de ce livre écrit par un médecin-historien est qu’il passe en revue toutes les périodes de la guerre et la réaction de ces futures vedettes, comédiens, écrivains face aux évènements. L’attente face à l’ennemi qu’on nomma Drôle de guerre. Puis le blitzkrieg ou guerre éclair jusqu’à l’Armistice. La France humiliée entre souffrance et amusements avec ceux qui collaborèrent ou les zazous. Mais beaucoup de récits s’appuient sur la résistance, la France libre mais aussi les persécutions de juifs. En 1943, l’espoir revit mais l’Allemagne impose le Service du Travail obligatoire et la réaction majoritaire des réfractaires. La guerre se fait aussi sur les ondes entre Radio Londres et Radio Paris ; Puis les combats en Afrique ; le débarquement arrive enfin en Normandie. Il y eut les bombardements, les villes libérés, la Résistance en action, les femmes tondues et des exécutions sommaires. La France est enfin libérée mais la guerre n’est pas encore finie et les camps libérés avec le retour des survivants.

    Autre aspect de ce livre de 280 pages sorti fin de l’année dernière est la citation des sources et une riche bibliographie faisant 40 pages. Une manière passionnante de suivre ce long confinement de liberté de 5 ans. LEUR SECONDE GUERRE MONDIALE de Bruno Halioua aux éditions Buchet-Chastel.

    Dans le même esprit, le musée régional de Visé et la S.R.A.H.V ont publié depuis une trentaine d’années une série de témoignages, sorte d’Apocalypse en Basse-Meuse comme par exemple les histoires d’exode de Marcelle Martin, de la famille Verlaine, de John Knaepen, ou dans une prochaine édition, le récit du prisonnier Joseph Rion qui libéré fera un sacré voyage pour revenir dans sa ville natale Visé ou encore les anecdotes de l’adolescent Martin Purnode qui sera un témoin privilégié des journées de la libération de Visé au mois de septembre 1944, frôlant la mort à plusieurs reprises.

    JPRGM

  • PRESENT ET FUTUR DU NUMERIQUE AU MUSEE REGIONAL ET DANS UNE SOCIETE D’HISTOIRE

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    Il ne se passe pas un jour où les médias n’abordent le thème de la numérisation. Mais généralement dans les pages économiques, c’est pour parler de réduction d’emploi, pour les banques de fermeture d’agences et dernièrement pour les gares, de fermeture de guichets. Dans notre esprit, la numérisation dans un musée s’induit en 2 axes principaux : l’information externe via un site internet et le mailing et aussi la médiation dans le musée, en plus des données internes à faire connaître. Le site internet www.museedevise.be est vieux de plus de 15 ans. Il fut conçu à la demande du secrétariat par Eric Lahoudie, développeur français. Sa conception fut reprise dès 2012 par Cécile Lensen grâce au logiciel Word Press. Plusieurs fois amélioré et son serveur adapté à son avenir, quant à sa puissance, car il est important d’agrémenter un site de nombreuses illustrations et accessoirement des vidéos. Il est important aussi d’actualiser un site internet et nous avons voulu développer le journal du musée. Bien entendu d’autres rubriques sont souvent actualisées. Il est régulièrement réactivé avec nos nouvelles activités, nos découvertes, le patrimoine de A à Z.

    Mais d’autre part, nous espérons parachever différents éléments lors de la rénovation du musée. Une application permettant la découverte du Patrimoine architectural et du petit patrimoine Celle-ci serait développé et disponible sur un écran tactile grand format, permettant donc de découvrir sur la carte de la région tous les édifices et curiosités à la manière d’un google map. Des photos, ainsi que des textes explicatifs seront évidemment disponibles pour chacun d’eux. Ce support a pour vocation de remplacer les panneaux du même thème qui se trouvent actuellement dans le musée.

    - Une base de données des images du fond photographique du musée. L’objectif est de rendre disponible les photographies de notre fond muséal, le tout avec des présentations et des explications de ces dites photos issues de nos documents. Par exemple, des informations sur les rues de Visé, étudiées par John Knaepen, photos ou documents visuels à l’appui.

    - Collection numérique De la même manière que le fond photographique, l’idée est d’avoir une trace photographique de chaque œuvre possédée par le musée. Notre collection pourrait ainsi être visible depuis un écran tactile de grande taille et permettre la découverte des plus de 600 œuvres disponibles au musée et qui ne sont pas exposables du fait de la petite taille du musée.

    - Un inventaire numérique global du musée L’inventaire informatisé du musée sur une application qui serait soit hébergée sur un disque dur accessible de tous les pc du musée ou une version en ligne qui nécessiterait par contre des adaptations.

    - Utilisation des QR CODE Afin d’accéder plus facilement à des contenus de type capsules, ou autre au sein du musée.

    - Utilisation des réseaux Réalisation de vidéos courtes (-2min) (Story’s, de Reels, d’IG TV) afin de faire la promotion du musée et du patrimoine régional. Certaines ont déjà êté réalisées.

    - Nouvelle Stratégie de communication / numérique Un travail qui devra être réalisé en faisant appel à des professionnels afin d’avoir un avis extérieur dans l’air du temps. Rentre dans l’idée de la rénovation du musée et devra être faite en parallèle si possible… (Ex de boite de consultance https://companywriters.be/ )

    - Réalisation d’une boutique en ligne Avec nos ouvrages et les doubles de livres, déjà visible ici http://boutique.mahvi.be/ mais à réactiver

    Voilà plein de challenges que la dynamique équipe devra réaliser dans le futur en plus de la rénovation elle-même du musée.

    Cécile et Jean-Pierre Lensen

  • ARBALETES, ARQUEBUSES ET MOUSQUETS : vous avez dit armes efficaces ?

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    Arbalète chinoise à répétition : refabrication à l'identique du modèle original

     

    Une intéressante revue « Guerres et Histoires », datée de février 2021, portant le n°59 et riche de 98 pages met l’accent dans ses nombreux articles sur trois armes en particulier.

    Arbalète Made In China : on sait que la Chine fut la patrie de nouvelles inventions, souvent bien avant la naissance du Christ, il y a plus de 2000 ans comme la poudre noire. La première arbalète (le nu en chinois) classique fut créée il y a 2700 ans et la Chu Ko Nu, l’arbalète chinoise à répétition, vous avez bien lu à répétition ! aurait été mise au point par Zhuge Liang (181-234), un stratège chinois. Ressemblant à une arbalète classique, elle dispose d’un chargeur à carreaux (nom donné au trait tiré par une arbalète) au dessus du fût. Ce chargeur comporte dans sa partie inférieure une glissière munie d’une encoche qui engage la corde. Par un mécanisme ingénieux, un levier ramené vers le tireur bande la corde et libère aussi un carreau du magasin qui tombe dans la rigole et puis on relâche la corde qui propulse le projectile. 15 secondes suffisent pour déclencher un nouveau trait jusqu’à ce que le chargeur d’une dizaine de traits soit vide. Imaginons cent arbalétriers qui peuvent faire pleuvoir un millier de traits…..efficace jusqu’à 60 m. mais avec une précision aléatoire. Finalement, elle rivalisera difficilement avec l’arc composite sauf derrière un rempart et sur un bateau. Les Coréens créeront un modèle encore plus efficace. Sa survie irait du IVe s. à 1900 mais face aux armes à feu portatives dans les champs de bataille, elle ne fera plus le poids. Et l’auteur de l’article bien informé ajoute que cette arme conviendra mieux aux intrigues de palais, à l’autodéfense ou à la chasse au petit gibier.

    Arquebuse sans fourquine et Mousquet avec fourquine : des rivaux du 16e au 18e s.

    Ancêtre du fusil muni d’une mèche, l’arquebuse est la soeur aînée du mousquet, appuyé sur une fourche ou fourquine. Issue de l’hacquebute, placée sur un rempart, l’arquebuse est plus légère et de ce fait plus maniable. D’abord munie d’une mêche placée sur un serpentin puis sur une platine qui deviendra au 17e à rouet. En tournant, ce rouet frotte tel un briquet un morceau de pyrite fiché dans la mâchoire d’un chien, provoquant des étincelles mettant le feu à la poudre d’amorce.

    Le mousquet (nom tiré de moschetto, petit rapace) apparaitrait au début du 16e s. durant les guerres d’Italie et devait s’appuyer sur la fourquine, fourche montée sur un manche et fichée en terre pour maintenir cette arme robuste et pour faciliter la visée. La littérature de l’époque les confond souvent : l’arquebuse est longue de 120 cm et pèse 6 kg avec des balles de 20 grammes. Le mousquet fait plus de 7 kg et est plus long que 170 cm avec des balles de 40 grammes et demandant beaucoup plus de poudre . Ces armes pouvaient percer une armure à plus de 450 m. Mais la portée efficace des deux armes serait….de 50 m. Les arquebuses coûtaient moins cher que les mousquets et la solde était plus élevée pour un mousquetaire. Mais pour les escarmouches et les déplacements rapides, rien n’égalait l’arquebuse et la qualité demandée à l’arquebusier était d’être mobile, vif, prompt à surprendre l’ennemi par des embuscades. Le mousquet servait plutôt comme arme « antichar », à savoir à l’époque la cavalerie lourde. Seuls les plus trapus et robustes des hommes porteront cette arme. ; Mais au 17e s. le canon du mousquet est raccourci et ne nécessite plus l’emploi de la fourquine. Les Hollandais inventent le feu de salve sur des champs de bataille : après le feu du premier rang, le second rang s’avance et tire sa salve tandis que le premier rang revenu à l’arrière recharge son arme et on peut aller jusqu’à 10 rangs ; le mousquet va petit à petit supplanter l’arquebuse même si le système de mise à feu par mèche – jusqu’en 1680 - les rapproche. Mais tous deux seront supplantés par les fusils avec le système de mise à feu par silex, puis les armes à canon rayé. Mais en face, l’utilisation des armures deviendra obsolète. L’art du tuer son adversaire n’ira qu’en s’améliorant, malheureusement !!!!

    J.P.LENSEN

  • Les publications, témoignages des recherches sur notre présent et notre passé

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    Il y a cent ans, en 1921 les notables qui lancèrent une société d’histoire à Visé, en plus de quelques conférences et sorties ont édité un bulletin dont le premier numéro date de 1923. Huit numéros reprenant principalement les résumés des activités furent publiés dans l’entre-deux-guerres. Un 9e sortit dans les années 50 et le 10e clôturant toutes les activités de la Société jusqu’en 1965 paracheva le tout.

    Au nouveau départ de l’association en 1982, et en fonction de la trésorerie de départ (1250 €), les publications repartirent à un rythme lent, suivant le nombre de membres (120 la première année et 20 ans plus tard, plus de 600 membres de toute la Belgique firent confiance à l’association). De ce trimestriel « les Notices visétoises » en format A5 passa en format 17X25 cm pour arriver en 2010 au format A4 avec un changement de noms en 2010 : Nouvelles Notices visétoises (le prochain numéro de mars portera le numéro 157).

    Notre historien, John Knaepen, professeur d’histoire de l’Athénée royal de Visé, en retraite en 1981 lança dans cette revue, l’histoire des Rues de Visé jusqu’à la fin du 18es , tant du centre que des deux faubourgs, Souvré et Devant-le-Pont. L’asbl l’honora pour ses 80 ans car John souhaitait publier une adaptation de ces 16 revues pour rappeler les changements survenus jusqu’en 1940. Ce fut « Visé en avant » où le lecteur put découvrir aussi sa longue carrière éditoriale dans d’autres revues liégeoises.

    Précédés chaque fois de conférences, l’historien continua sur sa lancée : ce fut successivement l’histoire de la Justice d’ancien régime avec au départ celle qui fit connaître Visé dans toute l’Europe, l’affaire Sartorius ou un crime odieux sur une jeune femme enceinte (1771-1779). En parallèle, l’historien s’attaqua à l’histoire d’un des trois bons métiers de Visé : les naiveurs. En plus des cherwiers (agriculteurs) et des vignerons, il y eut celui des naiveurs, commerçants par bateaux qui naviguaient sur la Meuse depuis sa source jusqu’aux Pays-Bas (dont Dordrecht). Après ces deux séries, John put publier les anciens métiers puis la toponymie visétoise (inachevé). L’historien nous quitta en 2012. Qu’il soit remercié pour tous ces travaux inédits.

    En dehors de ces revues offertes aux membres, il y eut aussi une dizaine d’ouvrages lancés par souscription sur des sujets bien déterminés : l’archéologie, les croix et les potales, la révolution de 1789, les deux guerres mondiales, l’histoire du commerce et les enseignes, les blasons, la reconstruction après 1918, les voies de communication……

    Dès 1989, grâce à l’association francophone des musées de Belgique, nous avons publie le premier numéro des Rendez-Vous de l’Histoire puis dans l’esprit de vulgariser le patrimoine, d’autres ont suivi avec la complicité de la ville de Visé ou aidé par la Province de Liège et d’autres sponsors. Fruit de nombreuses collaborations, sous l’égide de J.P.Lensen, ces livrets ont traité des quartiers du Grand Visé, des écoles, de certains peintres ou personnalités de chez nous (Marcelle Martin, Berthe Bovy…) mais aussi de la mémoire des deux guerres, du 18e s, de l’époque de 1830. La sortie du dernier numéro est prévue dans les prochaines semaines, sur le patrimoine mémoriel du cimetière de Lorette.

    Mais d’autres sujets méritaient la publication. C’est ainsi que soucieux de faire connaître d’anciens livres épuises ou des travaux inédits furent lancés les Repros de l’Histoire. L’histoire de la paroisse de Visé de l’abbé Jean Ceyssens (déjà épuisé) fut le 1er numéro d’une série qui sortira son 13e numéro avec l’odyssée de M.Rion, prisonnier durant la 2e guerre. Dans les n°s précédents, on se pencha sur Argenteau, Lixhe, Navagne, la première guerre mondiale, le chapitre de saint Hadelin, la période médiévale.

    Une 5e collection fut lancée par après : les cahiers de la Généalogie ; Les époux Schyns-Lacroix développèrent la plupart de ces cahiers : un ancêtre commun (du 18e généralement) et ses descendants jusqu’à nos jours. Un n° particulier mis en page par Melle Zecchinon reprend le détail de plus de 3000 cartes funéraires. Au total 13 cahiers.

    Enfin les expositions, les journées du patrimoine et certaines animations donnent lieu à de petits livrets toujours intéressants sur tous les patrimoines abordés. Bref 200 ouvrages dont vous pouvez consulter la liste sur le site internet www.museedevise.be et presque tous sont toujours disponibles et à des prix défiant toute concurrence. (Communiqué)

  • Trois dons reçus cette semaine au Musée régional de Visé

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    A défaut d’acquérir des documents pour enrichir le patrimoine de tous , dans ce conservatoire qu’est e.a. un musée, les dons font partie de l’enrichissement.thumbnail_coupechouxbruyère (1).jpg

    Pour rappeler la vie quotidienne du début du 20e s. , nous venons de recevoir un coupe-chou provenant d’une maison des Trois frontières (planche avec lame de 57 cm sur 28 cm). Merci à Eddy Bruyère.

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    Des surprises aussi quand Mme Pesser a trouvé dans les affaires de sa grand-mère une série de 32 chromos, écrits en allemand et reprenant des épisodes de l’histoire sainte. L’intérêt est que ces chromos lui ont été donnés par des soldats américains (revenant du front allemand ?) en 1945. Ce don a été rendu à notre musée par Auguste Reul. Merci à lui et à Mme Pesser.

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    Un troisième don le même jour est constitué d’une série de 15 artéfacts préhistoriques. C’est comme cela que l’on désigne des outils préhistoriques. Non localisés mais très intéressants. Ils sont incontestablement du néolithique ancien (-5500 avant notre ère), soit la venue des premiers agriculteurs du Proche Orient qui ont suivi les rives du Danube, du Rhin puis de la Meuse pour aboutir sur les riches terres loessiques de Hesbaye. Cette première civilisation néolithique fut qualifiée en Belgique d’Omalienne (site d’Omal), de danubienne ou de rubané (vu le décor en ruban de leurs premières poteries). On y trouve 5 nucléus (restes de la taille du silex, une fois les lames enlevées du bloc de silex). Un autre nucléus a été réutilisé comme percuteur, soit pour raviver des surfaces de meules en grès (à moudre le grain) usées par de nombreux passages. Dans les 9 lames de silex , 2 ont servi de perçoirs, 1 de lame de faucille ( ?) et 6 autres proviennent de deux types de silex.

    Merci au musée des Anciens Arquebusiers de Visé de nous avoir fait ce don, plus en rapport avec nos collections.

     

    JPLensen