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Gildes

  • Visé : Robert Menten, l'ancien président du CPAS, est décédé

     

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    Robert Menten, (à droite sur la photo) vice-président des Francs Arquebusiers.  - D.R.

    L’ancien président du CPAS de Visé, Robert Menten est décédé ce lundi matin à Huy à l’âge de 81 ans. Né à Warsage le 7 avril 1941, il a été président du CPAS du 1er avril 1983 au 2 juillet 1996. Il a cédé le relais à l’époque, à mi-mandat, à Tony Lejeune, conformément à un accord politique conclu entre le PRL et le PS. Il a aussi été membre de la Compagnie royale des Francs Arquebusiers et en a été le vice-président. Il s’était retiré depuis quelques années pour des raisons de santé. Il était veuf et s’était retiré dans la région de Tinlot.

     

    Robert Menten (à gauche).
    Robert Menten (à gauche). - D.R.

    Les visites sont prévues ces mercredi et jeudi de 17h à 19h au Funérarium Dubois et Tanier à Tinlot. Les funérailles suivies de l’incinération auront lieu au centre funéraire de Robermont ce vendredi 29 avril à 9h50. La dispersion des cendres est prévue sur la pelouse « Les Acacias » de Robermont à 12h20.

  • Anciens Arquebusiers visétois : Luc Jeukens nommé Général-Président

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    Suite au souhait de Monsieur Eddy Bruyère d’être déchargé de sa fonction de Général-Président, le Comité-Directeur de notre Compagnie à procédé, en date du 13 février dernier, aux remaniements suivants avec entrée en fonction immédiate : - Est nommé Général-Président Mr Luc Jeukens ; - Est nommé Colonel Vice-Président Mr Raphaël Lonneux en remplacement de Mr Jeukens précité ; - Est nommé Major-Secrétaire Mr Christophe Plusquin en remplacement de Mr Lonneux précité. Mr Eddy Bruyère a été nommé membre honoraire du Comité-Directeur, avec maintien dans son ancien grade à titre honoraire. En outre, Mr Alexandre Casteleyn a été choisi par les membres de la Section des Jeunes pour en être Président en remplacement de Mr Jérémy Jeukens, démissionnaire.

    Le Comité-Directeur Compagnie Royale des Anciens Arquebusiers de Visé Local : La Renaissance, rue Haute 11 - 4600 Visé arquebusiers.eu Merci d'avance. (Communiqué)

  • Les Arbalétriers visétois ont accueilli 25 jeunes pour perpétuer la tradition

     

    En 2018, les Arbalétriers de Sansepolcro en Toscane ont contacté la Compagnie royale des anciens Arbalétriers visétois pour participer à un projet Erasmus soutenu par la Commission européenne. « Un projet sur une durée de trois ans qui vise à renforcer l’identité européenne de manière innovante auprès des jeunes générations et les sensibiliser à l’importance du patrimoine culturel. L’objectif était d’organiser des échanges entre étudiants du secondaire et des acteurs d’organisations qui perpétuent la tradition des sports médiévaux et de la Renaissance », indique Jean-Paul Nihon, Général président depuis 2020 après avoir été chargé des relations extérieures au début du projet.

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    Explications sur la fabrication d’une arbalète en classe. - D.R.

    Une commission « Cherish » (Cultural Heritage Education to Reinforce youth engagement and Improve Social Cohesion) a été créée chez les Arbalétriers visétois. Le projet a été lancé avec les deux sociétés des Italiens de Sansepolcro, avec qui les Visétois ont conclu une charte d’amitié en 2009, ainsi qu’avec une société allemande et une société espagnole. « Nous avons contacté le Collège Saint-Hadelin et l’Athénée royal de Visé. La directrice du Collège et la préfète de l’Athénée ont accepté de collaborer. Le Collège était l’école responsable car elle a déjà participé à d’autres projets Erasmus. 25 élèves de quatrième année secondaire des deux écoles ont finalement participé à ce projet », détaille Jean-Paul Nihon.

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    Initiation au tir à l’arbalète aux étangs de la Julienne. - D.R.

    « En 2019, nous avons accueilli les 25 élèves visétois qui ont eu droit à une visite commentée de notre Musée et à la présentation de nos traditions. Il y a eu un petit questionnaire imposé par l’Europe (ils ont obtenu 8/10). Ils ont aussi participé, de manière inédite pour les jeunes filles, à notre cortège et ils ont appris à tirer à l’arbalète. Les Italiens ont organisé les mêmes activités avec les élèves italiens. Puis en 2020 rien n’a pu être organisé en raison du Covid. Puis avec un bureau indépendant italien, on a eu plusieurs réunions en visioconférence », rappelle Jean-Paul Nihon.

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    Explication de l’héraldique des blasons dans la salle des Arbalétriers. - D.R.

    Quatre activités

    « Nous avons réalisé quatre activités avec les jeunes Visétois. Nous leur avons montré comment construire une arbalète et comment réaliser une corde d’arbalète avec 260 noeuds. Nous leur avons aussi présenté les écussons héraldiques, avec à la clé un petit questionnaire. Nous avons parcouru un petit circuit dans Visé pour leur montrer huit traces des Arbalétriers dans la ville comme par exemple l’Hôtel de Ville qui a accueilli dans deux pièces les Arbalétriers quand ils n’avaient pas de local et nous avons formé une école de jeunes tambours. Une réunion de fin de projet était prévue en décembre à Bruxelles avec des députés européens mais elle a été annulée vu la pandémie », explique encore le Général président.

     

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    La visite de Visé avec les élèves. - D.R.

    Et le samedi 18 décembre dernier, la Compagnie royale des anciens Arbalétriers visétois a organisé un petit-déjeuner avec 70 personnes non-membres de la Compagnie pour présenter toutes les actions menées, avec des roulements de tambour en début et en fin de séance. Ce projet a permis de renouer les liens entre les Arbalétriers et les deux écoles visétoises. L’objectif final sera de créer sur les réseaux sociaux un circuit européen des sociétés qui préservent les sports médiévaux et de la Renaissance », se félicite Jean-Paul Nihon.

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    Répétition de l'école des Jeunes Tambours de la Compagnie D.R. 

  • LES DERNIERES ACQUISITIONS DU MUSEE DES ANCIENS ARQUEBUSIERS DE VISE

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    Le musée des Anciens Arquebusiers de Visé comme chaque année ouvre au grand public ses collections, à partir du mois de mai.

    Accueilli par deux mannequins présentant un membre du premier groupe de la compagnie : le sapeur et le dignitaire porteur du collier de la compagnie, l’Empereur, le visiteur découvrira une magnifique collection d’une quarantaine d’assiettes de tir, acquises récemment. Le plus souvent en porcelaine mais aussi en étain.

    Dans les deux salles, nous retrouvons des portraits de membres, les plus anciens datant de la fin du 19e s. Deux présentoirs passent en revue nombre de photos de cortèges, de membres de la gilde et de documents, secondés par d’innombrables photos déroulées sur un cadre photo, une manière de présenter aux non-initiés ce qu’est au 21e s. une compagnie armée, riche de 442 années de traditions.

    Incontestablement, comme les deux autres musées de compagnies, les armes constituent la plus grande partie du patrimoine du musée : des arquebuses, un mousquet, des pistolets, les étonnantes écossaises, des révolvers datant le plus souvent des années antérieures à la fin de la Principauté de Liège, car oui, Visé était une bonne ville qui avait cette particularité d’être une tête de pont sur la rive droite mais entourée de possessions étrangères et potentiellement ennemies. Les bourgeois (habitants du bourg) étaient-ils suffisamment nombreux et armés pour faire face à un siège, malgré des remparts solides, datant du 14es et maintes fois refortifiés.

    Le conservateur, Jean-Luc Casteleyn et son équipe ont rédigé un opuscule de 8 pages reprenant sous le titre IMPEDIMENTA la collection d’équipements de l’arquebusier : sa tenue, les armes à feu avec l’équipement du soldat : la fourquine, les épées et hallebardes, les poires à poudre, les moules à balles et pour manipuler tout cela, des outils comme un marteau pour retailler le silex qui enclenchait par sa friction la mise à feu ou encore un mortier et son pilon pour affiner la poudre noire. Il y a aussi des éléments plus récents comme le fusil Comblain. IL y a aussi les prix du tir et des jetons et des médailles. Plus curieux dans ce musée, des arcabuses, mixte entre une arbalète et une arme à feu et des arbalètes plus classiques.

    Mais le musée conserva aussi des peintures et d’intéressants documents sur les 2 guerres du 20e s., comme les vestiges récupérés dans les maisons incendiées en août 14, comme des témoignages de réfugiés aux Pays-Bas ou des hommes déportés dans les camps du nord de l’Allemagne.

    Au total, une douzaine de vitrines et sortant du lot par leur rareté, un arquebuse de rempart du 16es. et son boulet d’un poids de 100 grammes, une arquebuse exotique à mèches car venant de l’Inde avec poinçon de l’armée anglaise – début 19e s. Plusieurs autres uniformes enrichissent le patrimoine du musée. Un simple conseil, n’hésitez pas à leur rendre visite les premiers dimanches du mois dès le mois de juin ou sur rendez-vous auprès du conservateur, Jean-Luc Casteleyn au 0475 352916. Nous vous le recommandons.

    JPRGM

  • ARBALETES, ARQUEBUSES ET MOUSQUETS : vous avez dit armes efficaces ?

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    Arbalète chinoise à répétition : refabrication à l'identique du modèle original

     

    Une intéressante revue « Guerres et Histoires », datée de février 2021, portant le n°59 et riche de 98 pages met l’accent dans ses nombreux articles sur trois armes en particulier.

    Arbalète Made In China : on sait que la Chine fut la patrie de nouvelles inventions, souvent bien avant la naissance du Christ, il y a plus de 2000 ans comme la poudre noire. La première arbalète (le nu en chinois) classique fut créée il y a 2700 ans et la Chu Ko Nu, l’arbalète chinoise à répétition, vous avez bien lu à répétition ! aurait été mise au point par Zhuge Liang (181-234), un stratège chinois. Ressemblant à une arbalète classique, elle dispose d’un chargeur à carreaux (nom donné au trait tiré par une arbalète) au dessus du fût. Ce chargeur comporte dans sa partie inférieure une glissière munie d’une encoche qui engage la corde. Par un mécanisme ingénieux, un levier ramené vers le tireur bande la corde et libère aussi un carreau du magasin qui tombe dans la rigole et puis on relâche la corde qui propulse le projectile. 15 secondes suffisent pour déclencher un nouveau trait jusqu’à ce que le chargeur d’une dizaine de traits soit vide. Imaginons cent arbalétriers qui peuvent faire pleuvoir un millier de traits…..efficace jusqu’à 60 m. mais avec une précision aléatoire. Finalement, elle rivalisera difficilement avec l’arc composite sauf derrière un rempart et sur un bateau. Les Coréens créeront un modèle encore plus efficace. Sa survie irait du IVe s. à 1900 mais face aux armes à feu portatives dans les champs de bataille, elle ne fera plus le poids. Et l’auteur de l’article bien informé ajoute que cette arme conviendra mieux aux intrigues de palais, à l’autodéfense ou à la chasse au petit gibier.

    Arquebuse sans fourquine et Mousquet avec fourquine : des rivaux du 16e au 18e s.

    Ancêtre du fusil muni d’une mèche, l’arquebuse est la soeur aînée du mousquet, appuyé sur une fourche ou fourquine. Issue de l’hacquebute, placée sur un rempart, l’arquebuse est plus légère et de ce fait plus maniable. D’abord munie d’une mêche placée sur un serpentin puis sur une platine qui deviendra au 17e à rouet. En tournant, ce rouet frotte tel un briquet un morceau de pyrite fiché dans la mâchoire d’un chien, provoquant des étincelles mettant le feu à la poudre d’amorce.

    Le mousquet (nom tiré de moschetto, petit rapace) apparaitrait au début du 16e s. durant les guerres d’Italie et devait s’appuyer sur la fourquine, fourche montée sur un manche et fichée en terre pour maintenir cette arme robuste et pour faciliter la visée. La littérature de l’époque les confond souvent : l’arquebuse est longue de 120 cm et pèse 6 kg avec des balles de 20 grammes. Le mousquet fait plus de 7 kg et est plus long que 170 cm avec des balles de 40 grammes et demandant beaucoup plus de poudre . Ces armes pouvaient percer une armure à plus de 450 m. Mais la portée efficace des deux armes serait….de 50 m. Les arquebuses coûtaient moins cher que les mousquets et la solde était plus élevée pour un mousquetaire. Mais pour les escarmouches et les déplacements rapides, rien n’égalait l’arquebuse et la qualité demandée à l’arquebusier était d’être mobile, vif, prompt à surprendre l’ennemi par des embuscades. Le mousquet servait plutôt comme arme « antichar », à savoir à l’époque la cavalerie lourde. Seuls les plus trapus et robustes des hommes porteront cette arme. ; Mais au 17e s. le canon du mousquet est raccourci et ne nécessite plus l’emploi de la fourquine. Les Hollandais inventent le feu de salve sur des champs de bataille : après le feu du premier rang, le second rang s’avance et tire sa salve tandis que le premier rang revenu à l’arrière recharge son arme et on peut aller jusqu’à 10 rangs ; le mousquet va petit à petit supplanter l’arquebuse même si le système de mise à feu par mèche – jusqu’en 1680 - les rapproche. Mais tous deux seront supplantés par les fusils avec le système de mise à feu par silex, puis les armes à canon rayé. Mais en face, l’utilisation des armures deviendra obsolète. L’art du tuer son adversaire n’ira qu’en s’améliorant, malheureusement !!!!

    J.P.LENSEN