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Histoire - Page 2

  • JOURNEE DES MUSEES ET PRINTEMPS DES MUSEES CHEZ NOUS EN 2022

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    Chaque année depuis 1977, l’ICOM (le conseil international des musées) organise la Journée internationale des musées (JIM), événement qui représente un moment unique pour la communauté muséale internationale. La Journée internationale des musées a pour objectif de sensibiliser la société civile au fait que « les musées sont un moyen important d’échanges culturels, d’enrichissement des cultures, du développement de la compréhension mutuelle, de la coopération et de la paix entre les peuples. »

    Organisée le mercredi 18 mai ou autour de cette même date et à Visé et à Herstal, c’est le week-end précédent, le samedi 14 et le dimanche 15 que les manifestations et activités prévues pour célébrer la Journée internationale des musées seront mises sur pied par quelques musées visétois et ce gratuitement. A notre connaissance, citons le musée régional (rue du Collège, 31, à l’étage) géré par l’asbl Société Royale Archéo-Historique de Visé sera ouvert ces deux journées de 14 h. à 17 h., le musée du chemin de fer avenue de Navagne également ces deux jours et en ce qui concerne le trésor de la Collégiale de Visé, qui est avant tout un lieu cultuel mais qui recèle aussi d’immenses trésors du Moyen-Age et des siècles suivants, il y aura deux visites guidées organisées par des membres de la confrérie Notre-Dame de Lorette et Saint-Hadelin le samedi 14 à 14 h. et le dimanche 15 à 13 h.30 ;

    Signalons aussi que le musée de la ville de Herstal, place LIcour présente plusieurs animations ces deux jours là et une animation sous forme de conte aura lieu pour la nuit des musées samedi soir Pour tout renseignement et inscription au 04/2568790

    La JIM a été célébrée pour la première fois il y a 40 ans. Son objectif est clair : diffuser le message que les musées sont un moyen important d’échanges culturels et d’enrichissement des cultures, et d’encourager la compréhension mutuelle, la coopération et la paix entre les peuples. La Journée internationale des musées fédère de plus en plus de musées à travers le monde. L’année dernière, plus de 37 000 musées ont participé à l’événement dans près de 156 pays.

    Rappelons la définition « occidentale » du musée : un musée est une institution permanente sans but lucratif au service de la société et de son développement, ouverte au public, qui acquiert, conserve, étudie, expose et transmet le patrimoine matériel et immatériel de l’humanité et de son environnement à des fins d’études, d’éducation et de délectation. »

    Le thème 2022 de cette journée internationale : « Le pouvoir des musées ». La question qui se pose donc : le musée a-t-il le pouvoir de transformer le monde qui l’entoure. Lieu de découverte incomparable, il nous renseigne sur notre passé et ouvre notre esprit à de nouvelles idées – deux étapes essentielles pour construire un avenir meilleur.

    J.P.Lensen

  • JOURNEES NEFASTES pour les cathédrales en ce mois d’avril

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    On s’en souvient avec effroi, cette fin d’après-midi du lundi 15 avril 2019 : le joyau parisien, la cathédrale Notre-Dame de Paris était ravagée par un incendie. On voit encore l’effarement des riverains quand la flèche centrale s’écroula. Le président de la république – réélu -, Emmanuel Macron décréta peu de temps après ce cataclysme - que la réouverture aurait lieu en 2024. Le pari est osé mais il sera probablement réussi. Un travail pour des artisans de haut niveau.

    Dans l’histoire de notre principauté ecclésiastique, la date du dimanche 28 avril 1185 est une date à oublier au plus tôt. En effet, Dans la nuit du 28 au 29 avril 1185 , un violent incendie éclata dans une des maisons accolées au cloître de la cathédrale, et ne tarda pas à gagner celle-ci. Le vaisseau fut fort endommagé. Le feu fut des plus dévastateurs : cloître et bâtiment claustraux, des pans entier de murs, toitures et tours furent détruits. Cette cathédrale romane (12es.) avait déjà remplacé la cathédrale ottonienne – pré roman - dite cathédrale de Notger . L’énorme cathédrale – on parle d’accueillir 4000 fidèles – ne fut pas reconstruite à l’identique (comme le sera en grande partie Notre-Dame de Paris) mais dans ce style novateur qu’un abbé de l’abbaye St-Denis, Suger près de Paris initia dès les années 1130 : le style dit gothique, qui, on le sait, naquit en France avant de se répandre dans le reste de l’Europe. On utilisa les fondations des églises antérieures et on conserva le vieux chœur épargné par l’incendie car il devait être proche du lieu de martyre du saint, et depuis le haut Moyen Âge considéré comme un espace sacré immuable.

    La dizaine d’équipe de fouilles, dépendant au début de l’université de Liège puis repris par la région wallonne s’évertua à sortir ces ruines du sous-sol de la Place Saint-Lambert (sous lesquelles, un site romain et des vestiges préhistoriques furent retrouvés sans oublier l’endroit du martyre de saint Lambert – nous fîmes partie de la première équipe en 1978, une expérience majeure pour un jeune archéologue, tout juste sorti de l’université de Liège) et la pression de l’opinion publique liégeoise poussa les autorités à conserver une partie de ces découvertes dans l’Archéoforum, inauguré enfin en 2003.

    Une des plus belles et de plus grandes cathédrales de la chrétienté fut en effet détruite peu à peu dès 1794 par les révolutionnaires liégeois puis français et laissa place dans le courant du 19e s. à une place publique, avant que des fouilles ne sortent ses secrets de terre, dès 1907.

    J.P.Lensen

  • Groupe découverte : le 8 mai Musée de la Franc-Maçonnerie à Bruxelles

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    Activité : visite du Musée belge de la franc-maçonnerie et le parcours maçonnique dans Bruxelles 

    Le programme de cette journée : 

    1) à 10 h 30 : visite du Musée belge de la Franc-Maçonnerie situé au 73 de la rue de Laeken à 1000 Bruxelles ( durée 1h30 à 2h00 ). 

    Le Musée belge de la Franc-Maçonnerie (MBFM, MBM ou M∴ B∴ M en typographie maçonnique) est situé au siège du Grand Orient de Belgique, 73-75 rue de Laeken, à Bruxelles en Belgique. Le musée s'inscrit dans la continuité de celui du Grand Orient de Belgique fondé en 1985.

    Le musée est installé depuis 2011 dans l'hôtel de maître néo-classique, nommé« Hôtel Dewez », en raison du nom de son architecte Laurent-Benoît Dewez. La rénovation de celui-ci fut entreprise dix ans auparavant sous l'impulsion de quatre obédiences belges.

    Aujourd'hui, le musée a pour ambition de retracer l'histoire de la franc-maçonnerie en Belgique au travers de vitrines thématiques et didactiques. Par un souci d'information et d'incitation à la réflexion, le musée cherche à rendre la démarche maçonnique compréhensible.

    Midi : pique-nique à emporter avec vous !

    2) à 14 h30 : parcours maçonnique dans Bruxelles ( durée 1h30 à 2h00 ). 

    Au départ du musée, il s’agira de parcourir différents quartiers afin de découvrir les marques architecturales du symbolisme de la F.M dans le paysage urbain du centre de Bruxelles : 

    a) en liaison avec les choix des groupes sociaux dominants liés à la F.M. càd l’aristocratie de la fin du 18è siècle , la bourgeoisie libérale du 19è siècle ; 

    b) en raison de références réelles ou supposées à un symbolisme de maçons opératifs ou de compagnonnage antérieur au développement de la F.M. moderne , mais dans lesquelles certains francs-maçons voient une filiation. 

    Degré de difficulté : pas de difficulté mais avoir une bonne santé car nous serons debout toute la balade ! 

    Recommandations : munissez-vous de bonnes chaussures de marche. 

    En cas de non-respect des consignes de sécurité (par exemple : chaussures de marche inadéquates), le Groupe Découvertes décline toute responsabilité.

    Regroupement : : 8 h 40 (Horaire au 31 mai 2021), salle des pas perdus de la gare des GuiIllemins de Liège, précisément près de l’ascenseur situé devant la porte d’entrée des guichets (où l’on achète les tickets de train).

    Nous nous rendrons à pied à partir de la Gare Centrale de Bruxelles au siège du Musée situé au 73, rue de Laeken (à environ 20 minutes à pied. 

    Drink: à midi, chaque personne du groupe aura l’autorisation de consommer son pique-nique dans la cour extérieure du musée en profitant des chaises et tables qui y sont installées , en espérant qu’il ne fasse pas trop pluvieux.   Si tel était le cas, de nombreux petits restaurants, cafés et tavernes  se trouvent à proximité du musée. 

     

    P.A.F: 22 + 5 € par personne (Groupe Découvertes) : ce prix correspond à votre participation à la journée organisée par le Groupe Découvertes.

    Ce prix ne comprend ni le prix de vos voyages en train ou autre, ni vos repas et boissons. Je vous conseille de prendre votre Rail Pass ou de le partager avec les personnes présentes à cette activité !

    ATTENTION !   Veuillez S.V.P verser la somme de 27 € / personne sur le compte du Groupe Découvertes avant la date du samedi 23 avril 2022     AU PLUS TARD ! 

  • Il ne restera plus qu'un seul wagon thermos... à voir prochainement près de la Médiacité

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    IL NE RESTERA PLUS QU’UN SEUL WAGON THERMOS……A VOIR PROCHAINEMENT PRES DE LA MEDIACITE A LIEGE

    Le site de Chertal sera bientôt totalement démantelé et aura une nouvelle destinée. La firme Espérance-Longdoz quitta Liège et fit l’acquisition en 1961 d’un site de 340 hectares en Basse-Meuse pour construire une nouvelle aciérie et un nouveau train à larges bandes. Le haut-fourneau HF6 de Seraing est trop récent pour être dupliqué sur ce site autrefois naturel de Chertal. Autres innovations, amener de l’oxygène sous pression par conduite et faire venir de la fonte liquide à 1300° c sur 22 kilomètres à travers l’agglomération liégeoise grâce à des wagons-thermos. Ces poches-torpilles doivent répondre à de sérieux critères : la charge utile doit être au maximum de 150 tonnes pour un poids total de 300 tonnes. Il faut aussi un raccordement ferroviaire entre l’île Monsin et Chertal. La mise au point de ces wagons a demandé de multiples recherches comme la forme ovoïde de la cuve centrale. Les différents hauts-fourneaux disponibles du côté de Seraing permettent la production de + ou 3000 tonnes et l’aciérie de Chertal consomme jusqu’à 2400 tonnes par jour. Les convois de deux wagons thermos vont s’échelonner toutes les 3 heures (8 par jour) et le voyage dure une heure (car interdit de dépasser les 40 km/h). La première poche-torpille est réceptionnée le 19 février 1963 mais le premier vrai convoi lourd de 93 tonnes de fonte a lieu le 15 mai. Pour diverses raisons, les poches viendront d’Ougrée ou encore du Hainaut-Sambre ou même plus loin d’Oberhausen en Allemagne. Plusieurs firmes ont élaboré ces wagons destinés à circuler sur le réseau SNCB : Demag, Clécim (FR), et pour 17 poches, les ateliers du Thiriau (B) et Rolanfer (FR).

    Ce trafic cessa le 31 juillet 2011 lors de l’extinction du dernier haut-fourneau liégeois. Ajoutons qu’Espérance-Longdoz endettée fut absorbée par Cockerill en 1970. En 1981, fusion Cockerill-Sambre. En 1999, absorption par Usinor français et avec l’Arbed luxembourgeois et l’espagnol Aceralia ce groupe devient Arcelor qui en 2006 est « mangé » par l’Indien Mittal, toutes ces fusions s’accompagnant de rationalisations de personnel ? La sidérurgie à chaud est morte à Liège en 2011 et en 2013, une grande partie de la sidérurgie à froid liégeoise.

    Au total, 60 millions de tonnes de fonte traversèrent la cité Ardente entre la Haute et la Basse-Meuse.

    Toutes ces infos sont reprises avec force illustrations (65 photos et dessins) dans un numéro spécial du Vieux-Liège n°372-374 (52 p.) de janvier-octobre 2021. Les auteurs, Pascal Lefebvre de la maison de la métallurgie, désireux de recevoir le dernier wagon thermos sur l’esplanade de Médiacité, tout à côté de son musée, François Pasquasy, ingénieur et historien reconnu raconte la sidérurgie liégeoise, Stéphanie Levecq reprend le reportage du photographe Armando Frassi qui a suivi les cheminots de ces wagons et surtout la conscience patrimoniale croissante de la SNCB est illustrée par Thierry Denuit (du musée Train World Heritage de Schaerbeek). Pour recevoir ce très intéressant numéro, envoyer un message à bruno.dumont@ymail.com.

     

    JEAN-PIERRE LENSEN

  • LE CENTENAIRE DE BOZAR (Palais des Beaux-Arts de Bruxelles) DOIT BEAUCOUP A UN DALHEMOIS

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    La salle Henry Le Boeuf

    Le 4 avril 2022 seront fêtés les 100 ans d’un pilier culturel de notre pays , le Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, dénommé depuis quelques années, BOZAR ; On doit cette création au beau-fils du général Albert Thys de Dalhem.Henry le Bœuf né à Schaerbeek le 23 avril 1874 épousa Louise, la fille aînée du général. Durant ses études de droit à l’Université de Bruxelles, il s’initia aux affaires en participant aux travaux de secrétariat de la Banque EMPAIN…..Son mariage l’orienta vers les affaires coloniales ; il y débuta à la direction des Magasins Généraux du Congo. En 1901, il participa à la fondation du Crédit Foncier d’Extrême-Orient dont il fut pendant de nombreuses années l’administrateur délégué. En 1909, il fut nommé administrateur de la Compagnie du Congo pour le Commerce et l’Industrie et, deux ans plus tard, de la Banque d’Outremer et de la Compagnie Maritime belge. La guerre terminée, Henry LE BŒUF participa à l’effort d’industrialisation du Congo, notamment au développement du port de Matadi, à l’intervention de la Société pour la Manutention dans les Ports du Congo (Manucongo) dont il assuma la direction, puis la vice-présidence. Nommé administrateur-délégué de la Compagnie Immobilière du Congo dès sa fondation en 1928, il se préoccupa de l’amélioration des conditions de logement des Européens dans le Bas Congo et fi t dresser un plan d’urbanisation de Matadi qui est encore d’actualité (en 1955). La même année, à l’occasion de l’absorption de la Banque d’Outremer par la Société Générale de Belgique, il entra au Conseil de direction de celle-ci.

    Très absorbé par ses nombreuses activités professionnelles, Henry LE BŒUF n’en continua pas moins à s’intéresser activement à toutes les initiatives susceptibles de promouvoir les Beaux-Arts en Belgique. En 1919, il prit en qualité d’administrateur-délégué, la direction des Concerts populaires qui fusionnèrent plus tard avec la Société Philharmonique créée à son initiative. Il fut en outre membre de la Commission de surveillance du Conservatoire de Bruxelles et administrateur de la Fondation Musicale Reine Elisabeth, président du Conseil d’Administration de la Revue Musicale de Paris.

    Henry LE BŒUF fut le créateur du Palais des Beaux-Arts, réalisation magnifique d’une pensée qu’il avait conçue dans sa jeunesse. En dépit de difficultés considérables, cette œuvre put être réalisée après huit années d’efforts incessants et ainsi qu’il l’a écrivit lui-même, la fondation du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles fut « l’œuvre de foi de ceux qui croient en la vertu de l’art et une œuvre de ténacité ». Animateur exceptionnel, Henry LE BŒUF sut ensuite, en peu de temps, faire de cette maison qu’il avait créée, « la maison de l’art vivant », suivant la conception qu’il s’en était faite. La grande salle de concert du Palais portea son nom et ce n’est que justice. Musicien lui-même, violoncelliste, il aima encourager les artistes, musiciens, peintres, graveurs, sculpteurs (on conserva à Dalhem, le magnifique buste en marbre de sa femme, à la Maison communale).

    A Dalhem, sur la route vers Bombaye, juste après le premier tournant, il fit élever plusieurs résidences pour les artistes qu’il désirait soutenir C’est à lui que l’on doit de nombreuses restaurations et constructions en style ancien, comme la Maison communale, en souvenir de son fils André, mort à Tientsin. Il conçut un vaste plan de transformation, malheureusement interrompu par les conséquences financières du krach boursier de 1929. Il cessa alors ses activités vers 1933 et retourna dans sa région natale où il décéda le 29 janvier 1935 (à Forest). Il eut quatre enfants dont ses fils André et Jacques qui passèrent bien des journées de vacances heureuses à Dalhem avec leurs cousins Jean et Gilbert PÉRIER, les fils d’une autre fille du général, Jeanne.

    (Extrait du livre de Jacques Detro : Dalhem-le-Comte, tome 2, édité par Blegny-Mines).

    Jean-Pierre Lensen

     

     

    EXTRAIT D’UNE LETTRE D’HENRY LE BOEUF

    La force de la Belgique est dans son travail, son initiative, son activité. Le Belge est peu contemplatif ; il n’a pas d’estime pour les jouisseurs. Les musées sont instructifs, éducatifs, moralisateurs : ils ne sont pas l’action. Parmi ses compatriotes financiers, industriels, commerçants, l’artiste belge, dans son inquiétude, sait être homme de vie et d’action. Il ne craint pas la recherche, l’exploration ; certains risquent l’expérience. Les expressions encore inemployées, en peinture et en musique, indisposent plus certains professeurs que le public ; celui-ci les regarde sans trop de prévention, avec bon sens, avec curiosité, parfois avec sympathie. Il faut à ces formes, dans la peinture, la sculpture, la musique, des locaux qui permettent de les juger, en montrant si elles sont sans issue ou si elles ouvrent vraiment des chemins nouveaux et enrichissent nos moyens de sentir. - Le Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, œuvre de ténacité et de foi, doit être une maison d’art vivante.