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Histoire - Page 3

  • Le triage : exposition de photographies à Blegny-Mine jusqu'au 29 juin 2022

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    Photo : Blegny-Mine

     

    Quel drôle de nom ? Si vous ne vous intéressez pas à l’industrie charbonnière ou au patrimoine industriel, vous vous poserez des questions.

    Divers photographes ont jeté leur dévolu sur cette partie essentielle d’un charbonnage qui consiste à trier le charbon par dimension et éventuellement le laver (pour les petits charbons).

    Blegny-Mines présente de son côté une dizaine de plans techniques de cette section, qui peut être visité sur demande précise. Dans les photos la plupart en noir et blanc, on y perçoit des triages rénovés comme à Beringen (Classé en 1994) ou en Allemagne ou à l’état de ruines (des ensembles ont disparu) (ou encore subsistent lamentablement).

    Citons les différents photographes Marco Badillo, Bernard Bay, Gérald Detilieu, Harold Finster, Clémens Schuelgen, Léo Vander Kleij, Dany Veys.

    Ces artistes de l’image ont été des deux côtés de la frontière linguistique (Roux, Peronnes, Blegny / Beringen) ou en Allemagne, en Pologne, en Roumanie et au Mexique.

    Des panneaux expliquent ce qu’est un triage-lavoir et l’importance, si pas de conserver mais aussi de lui donner une nouvelle vie comme à Beringen.

    Le visiteur qui franchit la porte de la salle d’exposition temporaire (tout à coté de l’exposition itinérante Land of Memory) sera accueilli par les airs de piano tout en nuances d’Erik Satie ;

    L’entrée est libre et toutes les photos sont reprises dans un album (vendu au prix de 27,5 €).

    Jean-Pierre Lensen

  • UNE NOUVELLE GUERRE A COMMENCE CE 6 AVRIL………1672 (IL Y A DONC 350 ans)

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    Cette guerre qui va durer 7 ans est la guerre de Hollande. Qu’avaient donc fait ces habitants des Pays-Bas du Nord (Les Provinces Unies) pour susciter l’ire du Roi-Soleil ? Les historiens actuels expliquent ce départ de guerre par une raison économique et d’orgueil. Les Hollandais sont de redoutables concurrents pour les marchands et fabricants français. Une victoire sur la Hollande permettrait de réduire le problème. Aussi Louvois, qui depuis 1670, dirige le secrétariat d'État à la guerre pousse dans cette direction. La guerre contre les Provinces-Unies doit lui permettre de montrer au roi ses talents d'organisateur, voire de s'imposer face aux brillants chefs de guerre comme Condé et Turenne. L'opposition politique (la république protestante laisse éditer des médailles moquant le monarque absolu catholique) provoque aussi l'orgueil de Louis XIV. Et le départ a lieu ce 6 avril 1672. Face à face, au moins au début : la France et ses alliés (Angleterre, Münster, Liège, Bavière, Suède) face à la Quadruple-Alliance comprenant les Provinces-Unies, le Saint-Empire, le Brandebourg et la Monarchie espagnole. Triomphant de ses adversaires, la France, par le traité de Nimègue qui met fin à la guerre, confirme son rang de première puissance européenne en acquérant la Franche-Comté et de nombreuses places-fortes flamandes. Mais d’autres guerres vont arriver dans les décennies suivantes.

    ON sait que la première année se conclut par les inondations des Pays-Bas et le reflux des troupes vers la Rhénanie pour un pillage en règle. L’année suivante à la fin juin 1673, Louis XIV seul sans l’appui de ses deux maréchaux, Condé et Turenne fait le siège de Maastricht. Il a rappelé D’Artagnan pour diriger l’attaque. La Porte de Tongres est quasi sous le contrôle des assaillants le soir du samedi 24 juin mais est reprise par les troupes hollandaises le lendemain, provoquant la mort de nombreux mousquetaires dont Charles de Batz de Castelmore, alias d’Artagnan.

    La principauté de Liège dont notre bonne ville de Visé faisait partie regardera les troupes françaises faire le siège en mai 1674 des forteresses espagnoles d’Argenteau (le château) et de Navagne (le fort) ; Mais l’année suivante, le prince-evêque de Liège Maximilien de Bavière (1650 -1688) se rebiffe et les troupes françaises assiègent la toute jeune Citadelle de Liège en mai 1675 et la détruisent ainsi que les remparts de la Bonne Ville de Visé. Ne pas disposer d’un rempart était la pire chose qui pouvait arriver à une ville car n’importe quel brigand pouvait rentrer dans la ville et voler chez le brave bourgeois. Les milices locales étaient véritablement démunies face à des troupes aguerries….Il faudra attendre le traité de Nimègue (7 traités de paix et de commerce ont été signés) mais celui qui nous intéresse est le premier signé entre le royaume de France et les Provinces Unies le 10 août 1678.

    Rien à voir avec la barbarie que l’on voit sur nos écrans dans la guerre actuelle à l’est de notre continent.

    Jean-Pierre Lensen

  • La Société Royale Archéo-Historique vous invite à une conférence : L’ACADEMIE DES BEAUX-ARTS DE LIEGE 

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    Mercredi 13 avril à 20h00, la Société royale Archéo-Historique de Visé recevra Philippe Delaite qui viendra donner une conférence sur l’Académie royale des Beaux-Arts de Liège. Ses origines remontent au siècle des Lumières car c’est le prince-évêque Velbrück qui créa la première académie en 1775. Cette première école disparaîtra lors de la Révolution, pour renaître sous le Régime français, à travers le cours de dessin donné par Léonard Defrance à l’Ecole centrale puis à l’Athénée des Arts. En 1835, la Ville de Liège reprendra à son compte l’enseignement des beaux-arts. L’orateur, Philippe Delaite, fut professeur d’Histoire de l’art à cette Académie de Liège, rue des Anglais, de 1976 à 2017 et formateur à l’IFAPME (section Guides touristiques) de 1987 à 2017. Il est également l’auteur d’un bel ouvrage retraçant l’histoire de cette institution, de 1775 à nos jours. Ce livre, co-écrit avec Jean-Paul Depaire, fait apparaître combien, en fonction des pouvoirs successifs, de la société et des différentes générations d’artistes, les conceptions de l’enseignement artistique furent différentes. Mais le dessin y a toujours été considéré comme la composante indispensable de l’enseignement des arts plastiques. Savez-vous que l’académie fut complètement transformée par la Croix-Rouge en hôpital de fortune, au lendemain de l’armistice de novembre 1918, pour y soigner des centaines de soldats malades et blessés ? Que l’académie a accueilli dans ses caves la plupart des statues en bronze de Liège (Li Torê, Grétry, la Vierge de Vinâve d’Île, etc.) afin de les protéger des bombardements sous l’Occupation ? On y croisa toutes les grandes figures des arts plastiques à Liège (dont Oscar et Emile Berchmans, Georges Comhaire, Joseph Delfosse, Auguste et Jean Donnay, Richard Heintz, Edmond Jamar, Paul Jaspar, François Maréchal, Léon Mignon, Léon Philippet pour ne citer qu’eux), mais aussi les noms de Georges Simenon, Tristan Tzara, Bernar Venet, Daniel Buren, Bouli Lanners ou… Marilyn Monroe ! 

    Infos au 04 374 85 63 ou 0492 16 66 89. Pas besoin de réserver. Entrée : 3 € pour le membre SRAHV et 5 € pour le non membre. Lieu : salle polyvalente des Tréteaux, rue de la Chinstrée, Visé. Bienvenue à toutes et à tous. 

     

    Pour la SRAHV, 

    Marylène Zecchinon, conservatrice 

  • VISITE GUIDEE DU QUARTIER DE NIVELLE (LIXHE) 

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    Dimanche 10 avril, vous êtes toutes et tous conviés à une magnifique balade dans l’un des plus vieux hameaux de la Basse-Meuse : Nivelle.  Accompagnés de Guy Reggers, trésorier de la Société royale Archéo-Historique de Visé et passionné de sa région, nous nous dirigerons vers la cité Claessens pour atteindre l’ancienne vouerie de Nivelle (connue sous le nom de « Ferme Philippart ») où vous sera conté le miracle de saint Lambert lors de la translation de ses reliques au tout début du 8e siècle, ainsi que les fameuses découvertes archéologiques sous le Clos Saint-Lambert. Ensuite, nous irons vers la place du Tige et sa petite chapelle de la Visitation. Au Moyen Age, cette place était le centre du village, avec cour et arbre de justice. Nous atteindrons ensuite la salle Saint-Martin, connue pour ses festivités le 2e dimanche d’août (cramignons, bals, fricassées, carrousels, pétanque,…) et le café « des Loisirs » où se pratiquaient divers sports (judo, boxe, karaté, gymnastique). Nous nous rendrons également aux bunkers toujours visibles et aux bornes-frontière le long de la Meuse. L’après-midi se clôturera à la résidence « Abbeyfield » où vous sera offert le verre de l’amitié et où diverses publications sur la région seront disponibles. 

    Rdv à 14h00 sur le parking du terrain de football de Lixhe-Lanaye (rue de Lanaye). Réservation souhaitée au 04 374 85 63 ou par mail à info@mahvi.be. Entrée : 3 € pour le membre SRAHV et 5 € pour le non membre. Bienvenue à toutes et à tous.  

     

    Pour la SRAHV, 

    Marylène Zecchinon, conservatrice 

  • Porte ouverte au Musée Régional de Visé : Le haut moyen-âge, période obscure ou renouveau carolingien

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    La période gallo-romaine est bien connue dans notre région et le musée régional, vu les fouilles menées en 1960 sur le site du centre culturel, en  possède de nombreux témoignages. Mais après les invasions du 5e s., nous entrons dans ce millénaire appelé le Moyen-âge par les historiens du 19e s.

    C’est la première partie de ce millénaire, qualifiée de Haut Moyen-âge qui sera abordée lors de la visite commentée du premier dimanche du mois, le 3 avril de 15 à 16h au musée régional, premier étage du 31, rue du Collège à Visé.

    Du 5e au 9e s., se succéderont chez nous les dynasties mérovingiennes avec les redoutables premiers ministres, les Pippinides (avant 752) puis carolingiennes avec Pépin le Bref, son fils Charlemagne et la descendance. Ce sont surtout des données épigraphiques et archéologiques qui retiendront notre attention. Le site de Visé semble avoir été quelque peu délaissé.

    Entrée libre et deux livres à vous conseiller pour après. Le musée régional vous attend sans restrictions aucune et pas besoin de réserver.

    Photo : la statue de Charlemagne à cheval, œuvre de l’Herstalien Louis Jehotte.

    J.P. Lensen