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  • Jacques (Jacky) Donnay : un artiste, un peintre, un gars bien de chez nous

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    Photo : P. Neufcour

    Était-ce facile de porter un nom si connu dans le monde de l’art liégeois ? Plusieurs artistes portent déjà ce nom : Auguste Donnay (1862-1921) le peintre liégeois, Jean Donnay (1897-1992), le graveur de Cheratte mais aussi Adelin Donnay ou encore Séverine Donnay, sans parler de l’écrivain Maurice Donnay (1851-1945).

    Notre Jacques Donnay est natif de Visé (1947) et a son atelier à Dalhem. Le musée régional de Visé a déjà acquis non seulement des calendriers mais aussi des peintures (Don du peintre avec le bois de la Julienne d’Argenteau) et des dessins à la mine de plomb reproduits en 100 exemplaires et datant de 1984.

    Un achat récent en vente publique a permis d’accroitre le fonds de Jacques Donnay et ce qui est étonnant, c’est la succession des paysages qui s’échelonnent le long de la Meuse, d’aval en amont : l’île Robinson (acquis en 2017), puis les vieilles maisons du quai du Halage à Visé, la chapelle des voyageurs à Hermalle et les maisons de Préixhe (toutes les trois en 2018). Ici l’achat de 2020 concerne une vue de l’église Saint-Lambert à Hermalle avec le rivage de Meuse et une autre des maisons le long du Hemlot, qui est un bras de Meuse. La passerelle qui enjambe ce bras de Meuse est assez typique et il n’y a pas si longtemps s’y trouvait une écluse, qui fut détruite après l’inondation de 1996.

    On retrouve ce style si particulier de cet ancien élève de l’institut saint-Luc de Liège, qui fit une partie de sa carrière dans le domaine publicitaire. Il fait déborder son sujet à l’extérieur du cadre souligné par quelques lignes.

    Il a fait le buzz il y a 2 ans en voulant brûler ses œuvres. Habitant de Dalhem, il fait partie de groupes locaux, notamment les Enfants Belges (Les Rouges de Dalhem) qui fêtent cette année leur 150e anniversaire.

    J.P.Lensen

    Lien permanent Catégories : Arts, Portrait
  • La lettre du Roi Philippe aux Congolais et à leur Président

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    Le roi Philippe exprime ses "plus profonds regrets" pour les "actes de violence" et les "souffrances" infligés au Congo léopoldien puis belge, dans une lettre adressée au président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, à l'occasion du 60e anniversaire de l'indépendance du Congo. C'est ce que communique le Palais royal ce mardi matin.

    Le roi Philippe est le premier souverain régnant à exprimer ses regrets à ce sujet jugeant que "pour renforcer davantage nos liens et développer une amitié encore plus féconde, il faut pouvoir se parler de notre longue histoire commune en toute vérité et en toute sérénité".

    Notre histoire est faite de réalisations communes mais a aussi connu des épisodes douloureux

    "Notre histoire est faite de réalisations communes mais a aussi connu des épisodes douloureux. A l'époque de l'État indépendant du Congo, des actes de violence et de cruauté ont été commis, qui pèsent encore sur notre mémoire collective. La période coloniale qui a suivi a également causé des souffrances et des humiliations", décrit le descendant de Léopold II.

    "Je tiens à exprimer mes plus profonds regrets pour ces blessures du passé dont la douleur est aujourd'hui ravivée par les discriminations encore trop présentes dans nos sociétés", assure alors le roi des Belges à l'adresse du président de la République démocratique du Congo. Le roi Philippe ajoute qu'il entend continuer "à combattre toutes les formes de racisme" et encourage à cet égard "la réflexion qui est entamée par notre Parlement afin que notre mémoire soit définitivement pacifiée".

    Une prise de parole de Sophie Wilmès

    Dans son courrier, le roi présente également ses félicitations au président de la République démocratique du Congo à l'occasion du 60e anniversaire de l'indépendance du Congo, regrettant - "compte tenu des circonstances actuelles" - ne pouvoir assister aux festivités auxquelles il avait été invité.

    La Libre Belgique indique que la Première ministre belge Sophie Wilmès (MR) devrait également prendre publiquement la parole mardi pour livrer un message au ton semblable à celui du chef de l'État.

    Ci-dessous, dans son intégralité, la lettre de félicitations à Felix-Antoine Tshisekedi, président de la République démocratique du Congo à l’occasion du 60e anniversaire de l’indépendance du Congo.

    "En ce soixantième anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo, je tiens à vous adresser ainsi qu’au peuple congolais mes vœux les plus chaleureux.

    Cet anniversaire est l’occasion de renouveler nos sentiments d’amitié profonde et de nous réjouir de la coopération intense qui existe entre nos deux pays dans tant de domaines, et notamment dans le domaine médical qui nous mobilise en cette période de pandémie. La crise sanitaire nous frappe au milieu d’autres préoccupations. Le partenariat privilégié entre la Belgique et le Congo est un atout pour y faire face. En ce jour de fête nationale, je souhaite réaffirmer notre engagement à vos côtés. 

    Pour renforcer davantage nos liens et développer une amitié encore plus féconde, il faut pouvoir se parler de notre longue histoire commune en toute vérité et en toute sérénité.

    Notre histoire est faite de réalisations communes mais a aussi connu des épisodes douloureux. A l’époque de l'État indépendant du Congo des actes de violence et de cruauté ont été commis, qui pèsent encore sur notre mémoire collective. La période coloniale qui a suivi a également causé des souffrances et des humiliations. Je tiens à exprimer mes plus profonds regrets pour ces blessures du passé dont la douleur est aujourd’hui ravivée par les discriminations encore trop présentes dans nos sociétés. Je continuerai à combattre toutes les formes de racisme. J’encourage la réflexion qui est entamée par notre parlement afin que notre mémoire soit définitivement pacifiée.

    Les défis mondiaux demandent que nous regardions vers l’avenir dans un esprit de coopération et de respect mutuel. Le combat pour la dignité humaine et pour le développement durable requiert d’unir nos forces. C'est cette ambition que je formule pour nos deux pays et pour nos deux continents, africain et européen.

    Les circonstances actuelles ne permettent malheureusement pas de me rendre dans votre beau pays, que j’aimerais tant mieux connaître. J’espère que j’en aurai bientôt l’opportunité." (Belga)

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