Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • La caserne de Saive désormais prête pour loger les familles sinistrées de Trooz

    6F895F4F-98BB-4B3C-9D88-8C0847AA5246.jpeg

    Des logements ont été aménagés dans la caserne pour les sinistrés. - L.H.

    A terme, 48 logements vont y être créés, avec sanitaires et cuisines équipées à neuf. En Depuis ce 24 décembre, les douze premières unités de logements, dix studios et deux appartements, sont fonctionnelles et prêtes à recevoir leurs occupants dès la semaine prochaine.

    « Ces chambres ont été réaménagées dans un temps record pour un montant record, à peu près de 60.000 à 65.000 euros par unités de logement », a ainsi précisé vendredi le bourgmestre de Blegny Marc Bolland (PS). « Merci à celles et ceux qui ont permis de réaliser cela dans un délai olympique », a-t-il ajouté.

    Marc Bolland.
    Marc Bolland. - DR

    Le reste des appartements devrait être rendu accessible d’ici la fin du mois de janvier 2022.

    C’est la commune de Trooz qui avait sollicité l’aide des autorités communales de Blegny, à la suite du manque de logements à disposition sur son territoire après les inondations. « J’avais rencontré Marc Bolland pour exprimer notre problématique en matière de relogement, très vite s’est posée la question de l’endroit », a ainsi indiqué le bourgmestre, Fabien Beltran (PS). « La réponse a fusé tout aussi vite : la caserne », abandonnée par l’armée et rachetée en 2014 par commune de Blegny.

    « Un modèle d’efficacité »

    Dans la foulée, avec l’aide de la Région, les budgets se sont mis en place et les marchés ont été lancés. « On arrive maintenant à l’aboutissement », s’est réjoui le maïeur, impressionné par la vitesse de réalisation du projet. Les sinistrés qui bénéficieront des lieux garderont leur adresse à Trooz et c’est le centre public d’action sociale (CPAS) qui gèrera l’immeuble.

    « Le relogement est un défi colossal », a rappelé le ministre de tutelle, Christophe Collignon (PS), qui avait lors d’une première visite à la fin de l’été souligné tout le potentiel des lieux, se montrant d’ailleurs surpris du bon état de la caserne.

    « Je ne vois que des points positifs de cette opération : on répond à un besoin social très urgent, on crée des synergies entre les communes, ce projet est un modèle d’efficacité de gestion publique et c’est aussi du durable », a notamment commenté M. Collignon.

    L’investissement total tourne autour de 3,5 millions d’euros. (Source Sudinfo)

     

  • Sur les traces des GALLO-ROMAINS A VOIR CE MARDI 28 DECEMBRE

    A4895D33-DF73-4718-A04D-27E005C38453.jpeg

    Une émission sur France 2 évoquera ce prochain mardi 28 décembre les traces des Gallo-Romains en France, l’occasion de nous pencher sur cette nouvelle civilisation qui a perduré plus de cinq siècles dans nos régions.

    Après la conquête de César, la civilisation gauloise s’est muée en civilisation gallo-romaine. Dans notre région liégeoise avant la conquête romaine dans les années – 52 avant notre ère vivait la tribu des Eburons, le peuple de l’If. Malgré la résistance opiniâtre d’Ambiorix, qui extermina deux légions romaines, César ne put jamais capturer le valeureux chef mais ravagea toute la région et asservit ces Eburons. Ce fut un génocide. L’empire romain exerça sa toute puissance romanisant ces Gaulois, leur faisant adapter leur mode vie même si maints héritages anciens subsistèrent : les anciens chemins devinrent des chaussées pavées, les fermes modestes se modernisèrent devenant de grands établissements (les villas) comme celui de Haccourt fouillé par le Service des Fouilles alors toujours national, ou à Lanaye par le musée de Visé et dans maints endroits comme à Berneau (pas moins de 3 fermes) par Jean Polmans, Annie Gadisseur et Jean-Pierre Lensen……

    Un hameau s’établit au passage de la Meuse à VIOSATIUM (qui signifie relais sur la voie) l’actuel Visé) et on peut estimer que ce petit vicus sur la route allant vers Berneau et Aix-la-Chapelle en rive droite et allant vers Tongres en rive gauche serait limité entre la rue Raskinroy – rue St Hadelin dans l’axe sud-nord et de la Meuse à la montée de la rue de la Trairie dans l’axe ouest-est. Ces quelques maisons (notamment découvertes en 1960 par Messieurs Jean Massin et John Knaepen) ont été découvertes dans l’espace du centre culturel de Visé (rue de la Chinstrée et cour des tréteaux). Parmi les centaines de documents découverts et présentés au musée de Visé (en vitrine), signalons un vase funéraire, une grille de soupirail quasi unique en Belgique, des céramiques communes ou plus luxueuses, des bijoux et des traces de thermes privés…….

    De plus deux villes des morts (des cimetières à incinération) s’établirent en dehors du hameau, à l’est (Lorette) et au nord (rue de Sluse). Le Grand Curtius a fait un dépôt de ces découvertes au musée régional de Visé, non sans conserver la plus belle pièce, une rarissime bouteille de parfum en verre originaire de Rome qualifiée de Fiole Evhodia. Y eut-il un temple dédié à Mars, à l’emplacement de cette colline où se dresse l’actuelle Collégiale de Visé. Il reste beaucoup de points d’interrogation dans la cité mosane maintes fois reconstruites.

    Mais les bourgs principaux de notre région étaient à cette époque Jupille face à Herstal au sud et au nord, Maestricht (Mosae Trajectum). On découvrit aussi lors des travaux d’autoroute face à la Collégiale des pieux de pont datés de la fin de l’Empire. D’autres furent trouvés dans la Meuse à Amay au sud et au nord à Maestricht, ville faisant la liaison entre notre capitale d’alors, Tongres et Cologne, le long du Rhin.

    Signalons aussi la présence d’une monumentale tombe à incinération (Tumulus) à Lanaye-Emael, la probable dernière demeure du propriétaire de l’établissement rural fouillé par Nicolas Peuskens puis par la société archéo-historique de Visé au lieu-dit proche «Lanaye Voie d’Emael ». A Herstal, le même type de tombe offrit un mobilier exceptionnel, conservé au musée du Cinquantenaire à Bruxelles. La civilisation de ces gaulois romanisés a encore beaucoup à offrir aux archéologues. La base de la civilisation occidentale !

    Jean-Pierre Lensen (pour la SRAHV)