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Visé : hausse de l'IPP et licenciements, la première année de la législature n'aura pas été de tout repos

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Que retenir de 2013 ?

Des licenciements, une hausse de l’IPP, des services fermés au CPAS, un conseil extraordinaire convoqué par l’opposition, une salle Braham qui fait grincer des dents... À Visé non plus, cette première année de la législature n’a pas été de tout repos.

Au lendemain des élections communales, PS et Écolo l’avaient dit :« Nous ne serons plus aussi gentils qu’avant et nous ne laisserons plus rien passer ».

Un an plus tard, cette promesse a été tenue, et plus d’une fois. Alors oui, il y a eu des routes rénovées, des trottoirs aménagés, l’école de Devant-le-Pont en travaux, de l’égouttage qui est en cours de réalisation, un commerce qui se porte bien... Mais ce qui a surtout marqué la première année de cette législature, ce sont les problèmes budgétaires qui touchent la Ville et le CPAS.

LES RELATIONS S’ENVENIMENT

S’ils ne sont pas neufs, cette année 2013 a vu les choses empirer, et des mesures difficiles ont dû être prises.

À commencer, en mars, par l’annonce du licenciement de six employés communaux. Une annonce qui a envenimé les relations, déjà tendues, entre la majorité MR-cdH d’une part et l’opposition PS-Ecolo de l’autre. Lassée de ne pas être entendue et de ne pas avoir de réponses à ses questions, l’opposition a donc convoqué, en avril, un conseil extraordinaire. Et après maintes péripéties, elle a obtenu la réalisation d’un audit sur les finances communales, par un expert indépendant.

Si on pensait que les tensions allaient enfin s’apaiser, ça n’a fait que reprendre de plus belle quelques semaines plus tard, quand le CPAS a annoncé la fermeture d’un service et le licenciement des agents qui y travaillent. Et si l’été a été calme, les tensions ont repris de plus belle à la rentrée avec, à nouveau, l’annonce de la fermeture d’un service du CPAS et les licenciements qui l'accompagnent.

Mais le point d’orgue de cette année déjà difficile est arrivé voici moins d’un mois, avec l’augmentation de l’impôt des personnes physiques (IPP) qui passe de 8 à 8,8 %, toujours en raison des problèmes budgétaires.

QUID DE 2014 ?

Et comme si tout ça ne suffisait pas, la salle Braham et son futur sont venus régulièrement jeter de l’huile sur un feu déjà bien vif.

Alors, cette année 2013 sera-t-elle la seule difficile de la législature ? Si 2014 sera marquée par l’achèvement de la rénovation et de l’extension de Devant-le-Pont et le lancement de travaux importants sur l’avenue Albert 1er, on peut déjà être sûrs que l’opposition ne laissera aucun répit à la majorité, si elle ne parvient pas à sortir la Ville du gouffre financier dans lequel elle se trouve. l

AURÉLIE DRION

 

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LE BOURGMESTRE

Pour Marcel Neven, bourgmestre de Visé, résumer cette année 2013 en un seul temps fort est impossible. Même en ce qui concerne les difficultés budgétaires de la commune...

« Pour moi, la hausse de la fiscalité n’est pas le plus important, ni en bien, ni en mal. Le plus important, c’est de doter sa commune de routes intéressantes, d’écoles intéressantes... C’est pour ça que moi, je retiendrai plusieurs choses de 2013 : l’école de Devant-le-Pont, dont la nouvelle aile sera inaugurée en janvier ; la rénovation de la rue Sabaré à Cheratte ; la première phase de réfection des égouts à Souvré ; l’école de Lanaye qui va mieux grâce à l’intervention communale... Il faut aller de l’avant, et ces dossiers sont extrêmement importants et inclassables à mes yeux ». 

 



DSC_0118_2.jpgPOUR L’OPPOSITION

Avec 1.825 voix de préférence, Gil Simon (PS) est non seulement le leader de l’opposition, mais aussi l’homme le plus populaire de Visé, devant Marcel Neven. Et ce qu’il retient de 2013, ce sont les difficultés budgétaires.

« Après sept années de budgets et comptes présentés en déficit, sept années durant lesquelles l’opposition a tiré la sonnette d’alarme en vain, la majorité n’a eu d’autre choix que de prendre des mesures difficiles et d’augmenter la fiscalité au maximum de ce qui est autorisé. En gros, ce qu’ils ont fait, c’est exactement tout le contraire de leurs promesses électorales... Soit leurs promesses c’est un mensonge volontaire, soit c’est la preuve de leur incompétence. Dans les deux cas, c’est très grave pour Visé».

AURÉLIE DRION

Et vous, en tant que Visétois, que retiendrez-vous de cette première année de législature communale ?

Réagissez à cette information sur notre site internet sur http://www.lameuse.be

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