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Les commerces de la Cité de l'Oie ne se portent pas si mal

 

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Selon l'étude commandée par l'Agence de Développement local visétoise ( A.D.L.) à la société Pluris, le commerce visétois ne se porte pas si mal. Malgré la forte concentration de centres commerciaux proches de Visé tels Rocourt, Herstal ou encore Aubel et même Maastricht, le développement de l'E-commerce et la crise économique, Visé parvient à tirer son épingle du jeu.

L'hyper centre de Visé est regroupé sur deux axes : l'Avenue du Pont et l'Avenue Albert 1er, mais aussi les rues du Collège et Haute. C'est là que se trouvent réparties les 192 cellules. "Fin 2016 on comptait 11 % de cellules libres " nous explique Bruno Bianchet, responsable de l’étude chez Pluris. "Si ce nombre est relativement important, il faut cependant relativiser : elles ne le restent pas très longtemps. Il existe à Visé une rotation importante de commerces."  Il faut également souligner que par rapport à d'autres villes de même importance, comme Waremme ou Bastogne par exemple, ce nombre est inférieur.

L'association "Le commerce visétois"

Selon Marc Wagelmans, à Visé, le mot "indépendant" dit bien ce qu'il veut dire. Nombreux sont les commerçants qui désirent profiter des avantages que procure cette association à ses membres, mais nombre d'entre eux ne désirent pas s'impliquer, par crainte, semblerait-il de perdre ne serait-ce que partiellement cette "indépendance".

La diversité comme principal attrait

Depuis janvier, 4 nouveaux commerces se sont installés, d'autres ont changé d'adresse pour des surfaces plus importantes. Selon l'étude, l'attrait principal de notre ville serait la diversité de ses établissements. Les services et l'Horéca ont évidemment augmenté depuis 2004, mais la ville reste connue pour l'alimentaire et l'équipement de la personne (vêtements, coiffure, chaussures...) avec une qualité élevée et des maisons renommées.  

Pluris a mené son enquête sur 3 jours, tant auprès des passants que des commerçants (80 sur 192 ont accepté de participer à l'enquête). On peut ainsi constater que 45 % des chalands sont visétois, mais que 96 % sont originaires de la province de Liège. 25 % des visiteurs viennent pour acheter, et 68 % de ceux qui nous rendaient visite pour d'autres raisons y ont quand même effectué un achat. Tous sont d'accord pour mettre en exergue la diversité commerciale, l'accueil, la qualité du patrimoine, la facilité de déplacement des piétons, le coût du stationnement (90 minutes gratuites dans le centre), le sentiment de sécurité et les diverses animations. 

Le manque d'emplacements de stationnement ou leur mauvaise signalisation sont relevés par tous. Points partagés également par les commerçants. Notons encore que l'avis de ces derniers est assez partagé quant à l'ouverture dominicale, et ne sont pas tentés par des "Nocturnes". En tant que consommateur et Visétois,  nous ne pouvons que regretter l'habitude de certains commerçants de fermer leur porte durant l'heure de midi.

Réfléchir sur l'identité et la visibilité

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Pour Stéphane Kariger, l'Echevin du commerce, "des actions doivent être menées afin d'éviter que la tendance ne s'inverse. Suite à l'enquête, plusieurs pistes de réflexion se sont dégagées."

Ainsi, il reviendrait à la Ville et aux commerçants de réfléchir sur l'identité et la visibilité des commerces. "Il faut également travailler à l'amélioration de la signalisation et de la communication sur les parkings, il faut aussi améliorer la visibilité sur le Net et peut-être au niveau communal. Dix-mille "sets de table" représentant le centre de Visé et ses parkings ont été imprimés et sont ou seront très bientôt distribués dans les établissements Horeca; pourquoi ne pas faire comme dans d'autres villes, installer des bâches avec le plan de la ville sur les barrières qui délimitent les chantiers en cours?" nous précise encore Stéphane Kariger.

Le montant des loyers

Le loyer mensuel d'une cellule de petite surface varie de 1.000 à 1.250 €. Ce montant est parfois problématique car c'est souvent le prix du loyer qui entraîne la cessation d'activités d'un établissement. "Nous devons avoir une réflexion à ce sujet avec les propriétaires continue l'échevin. On envisage de créer un pop-un store, un espace qui serait à la disposition des candidats commerçants qui désirent se lancer et qui auraient ainsi l'occasion de tester la viabilité de leur activité avant de s'engager plus avant en signant un bail commercial. Nous devons aussi réfléchir à la possibilité de créer des cellules commerciales d'une superficie supérieure, car ces surfaces manquent à Visé".  

Selon l'étude, 24 % des commerçants répondants déclarent payer un loyer allant de 1.250 à 2.000 € tous les mois, et 5 % un loyer supérieur à 2.000 € (P. Neufcour)

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