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  • Selon le virologue : "Au moins un an avant de retrouver une situation normale"

    Ce vendredi, le Conseil national de sécurité se réunit à nouveaux avec des experts afin d’évaluer et de faire le point sur les mesures de confinement qui ont été mises en place il y a maintenant deux semaines pour lutter contre la propagation du coronavirus. Celles-ci seront-elles durcies ? Le confinement, prévu jusqu’au 5 avril, sera-t-il prolongé ? Les questions sont nombreuses. Mais ce qui est certain, selon le virologue Marc van Ranst, c’est qu’il va falloir du temps avant un retour à la normal.

     

    Selon lui, tous les festivals de l’été doivent en tout cas être annulés : « D’ici là, de nombreuses mesures auront été retirées. Nous en parlerons dès que le pic de l’épidémie sera derrière nous », a-t-il expliqué sur le plateau de « De Afspraak », sur la VRT. « Mais ces mesures seront prises petit à petit, et évidemment l’autorisation des grands événements viendra tout à la fin. Regardez Tomorrowland : en juillet, le plus dur sera passé dans notre pays… mais nous allons accueillir des festivaliers du monde entier… ».

    Et toujours d’après le virologue, les citoyens ne pourront revivre normalement que lorsqu’un vaccin contre le coronavirus aura été trouvé… « Il faudra attendre septembre ou octobre pour que toutes les mesures soient levées… Et pour réellement pouvoir revivre normalement, il faudra attendre jusqu’au vaccin. Et c’est pour au moins un an ».

     

     

    (Sudinfo)

  • Covid-19 : 42 nouveaux morts en Belgique

    Au cours des dernières 24 heures, 536 patients atteints du Covid-19 ont été hospitalisés et 128 personnes sont sorties de l’hôpital. On dénombre donc 2.652 patients à l’hôpital, dont 605 en soins intensifs.

    Quarante-deux décès supplémentaires sont à déplorer, ce qui porte désormais le nombre de morts du Covid-19 en Belgique à 220.

     

    Benoît Ramacker a par ailleurs souligné l’importance d’établir une routine dans sa vie.

    Il a évoqué aussi les questions que chacun pouvait se poser ; sur la durée des mesures prises ou sur les projets de vacances. « Notre comportement vas déterminer la durée des mesures », a-t-il dit appelant chacun à poursuivre ses efforts en acceptant la situation et en s’organisant.

    « Restez un maximum chez vous, prenez soins de vous et prenez soin des autres », a-t-il conclu.

    Source : Sudinfo

    Ndlr : pour voir les graphiques en mode "plein écran", cliquez sur l'image, puis sur le cercle avec les trois petits points puis sur l'icône représentant une tv.

     

     
  • Heure d'été : ce dimanche on dort une heure de moins

    Petit rappel pour ceux qui ne s’y retrouvent jamais dans ces changements horaires. Dans la nuit de samedi à dimanche, à 2 heures du matin, il sera déjà 3 heures. Avant de vous coucher, vous devez donc avancer montres et réveils d’une heure. Par exemple, si vous allez au lit à 22h30, mettez votre réveil sur 23h30.

    Pour les grincheux (« Quoi, on va dormir moins ! »), la bonne nouvelle, c’est que ce changement d’heure signifie que nous nous dirigeons vers les beaux jours.

    La dernière fois ?

    C’est depuis 1996 que nous avons opté pour ce système qui doit nous permettre d’économiser l’électricité. L’ensemble des pays de l’UE et la Suisse passent à l’heure d’été le dernier dimanche de mars et reviennent à l’heure d’hiver le dernier dimanche d’octobre. On s’est cependant aperçu que les économies d’énergie étaient de plus en plus limitées. Et comme, ces changements ne sont pas nécessairement ce qu’il y a de mieux pour notre horloge biologique, le système est remis en cause.

    En 2018, la Commission européenne a donc décidé de l’abolir. Une application qui devrait entrer en vigueur en 2021. Et chaque pays pourra choisir soit de rester en heure d’hiver, soit en heure d’été. En Belgique, nous sommes indécis : c’est du 50/50 pratiquement. Lorsqu’il était Premier ministre, Charles Michel avait notifié que notre pays s’adapterait cependant sur l’avis des Pays-Bas et du Luxembourg.

    C’est en avril de cette année que les États européens devaient signifier leur choix. Mais avec la crise sanitaire que nous traversons, cette problématique est bien loin des préoccupations. « Ça reste en suspens pour le moment », nous explique Marc Tarabella, député européen, qui, lui, est pour le maintien de la situation actuelle. « L’ordre du jour est fortement réduit. Nous devons encore discuter du bien-fondé de cette nouvelle mesure. »

    Une affaire à suivre donc comme on dit.

    M.PAREZ

  • Cette épidémie va passer mais il y aura une autre vague

    Marc Van Ranst était l’invité de l’émission « De Afspraak », jeudi soir. Il a dressé un tableau guère optimiste mais réaliste de la situation. Selon lui, une fois le pic de l’épidémie passé, il faudra prendre des mesures afin d’éviter autant que possible une nouvelle vague. Il cite le cas des grands festivals d’été comme Tomorrowland ou Rock Werchter qui, dit-il, doivent être annulés.

    « Tomorrowland est en juillet. Espérons que les plus gros problèmes de notre pays seront terminés. Mais des gens du monde entier, tous ensemble… Ce n’est même pas improbable, c’est tout simplement impossible ».

    Marc Van Ranst estime aussi que nous ne pourrons reprendre une vie tout à fait normale que lorsque le vaccin sera disponible, c’est-à-dire pas avant un an. « Cette épidémie va passer mais il y aura une autre vague. Nous devrions y survivre sans vaccin. Tout le monde sera mieux préparé, pour les tests par exemple. Mais ce que nous vivons en ce moment, nous devrons probablement le vivre encore quelques fois ».

     

     

    Le virologue s’exprime aussi sur la situation des Etats-Unis, tout simplement catastrophique. Il estime que rien qu’à New York, il manque 60.000 lits d’hôpital. « Si vous regardez la courbe à New York, ça va être un énorme désastre. Beaucoup de gens ne verront même pas l’intérieur de l’hôpital parce qu’ils n’ont pas d’assurance maladie. Les soins de santé seront le thème de la future élection et Trump sera en mauvaise posture ».(Source : Sudinfo)

    Lien permanent Catégories : Santé
  • L'union nationale commence par nous

    Oui, il y a eu un avant et il y aura un après coronavirus. Cette crise sanitaire laissera des traces, des dégâts et des larmes derrière elle – on espère le moins possible – mais elle pourrait modifier considérablement notre modèle de société.

    Que nous soyons arrivés au bord du gouffre sanitaire, écologique, social, bref au bout d’un cycle, semble désormais une évidence. Cela nous imposera de changer radicalement nos habitudes et notre mode de consommer. Car si nous ne sommes pas en guerre, comme le prétend Emmanuel Macron, notre modèle économique et social livre aujourd’hui une bataille décisive pour sa survie. L’union nationale que certains brandissent lors des matches des Diables rouges ou lors des crises politiques, et bien cette union c’est maintenant qu’il faut l’afficher. En commençant par soutenir nos indépendants, nos travailleurs, nos commerçants et toutes les sociétés belges qui sont confrontées à la jungle du commerce en ligne. Voici quelques jours, des dizaines d’enseignes belges ont lancé une campagne pour qu’on achète sur les sites.BE. C’est le moment de comprendre qu’acheter en Belgique cela représente des rentrées, de la TVA, de l’emploi, de l’activité économique pour notre pays. Et que si on veut garder voire renforcer notre sécurité sociale, cela passe aussi par nos petits réflexes au quotidien. Pour paraphraser JFK, en ces temps troublés, ne nous demandons pas uniquement ce que le pays peut faire pour nous, mais ce que nous pouvons faire aussi pour notre pays.(Demetrio Scagliola, Rédacteur en chef de Sudpresse)