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Entreprises - Page 2

  • Désaccord du panel citoyens face à l’extension de la carrière du Romont de CBR Lixhe

     

    À la demande des communes de Bassenge, Riemst et Visé, les Cimenteries de CBR ont pris l’initiative de constituer un panel de citoyens pour le projet d’extension de la carrière du Romont sur 107 hectares.

    CBR a confié à l’agence externe PEPS Communication le soin de réunir ce panel et d’organiser les différentes réunions depuis juillet dernier. Le rapport final de ces réunions a été présenté le 21 mars dernier au panel, à CBR, aux autorités des communes concernées et aux ministres wallons compétents. Ce rapport fournit des recommandations quant à de nouvelles recherches dans le cadre de l’étude d’impact environnemental ainsi que des égards à prendre en compte en vue de la prise de décision.

    Bien vivre en vallée du Geer

    « Un signal politique important est le désaccord d’une grande partie du panel vis-à-vis de ce projet d’extension de la carrière de Romont par CBR, inspiré par un manque de confiance dans une issue favorable pour des raisons d’expérience passée, indique l’ASBL « Bien vivre en Vallée du Geer », membre du panel citoyens. On craint notamment que l’avenir de notre région ne soit subordonné aux intérêts de CBR et que la région frontalière ne devienne ainsi le ‘bord effiloché’ de la Wallonie.

    Cependant, si inopinément, l’autorisation d’une extension ultérieure de sa carrière devait se voir accordée, cela ne serait acceptable que sous des conditions strictes et des garanties fermes, imposées préalablement. »

     

    La zone d’extraction de la carrière.
    La zone d’extraction de la carrière. - M.G.

     

    Des garanties réclamées

    Une ASBL qui réclame comme garanties :

    – le principe de précaution face aux risques de la santé publique dus aux poussières fines et à la gestion d’eau (risques pour la nappe phréatique) ;

    – des dédommagements (un fonds d’indemnisation) pour compenser les dégâts et la dépréciation des maisons ;

    – une situation finale transparente de la carrière non sans garanties financières ;

    – les exigences environnementales les plus strictes (CO2, azote et particules fines) pour la cimenterie de Lixhe.

    L’ASBL recommande que CBR fasse preuve d’un engagement clair et ferme sur la situation finale du projet, incluant une maquette 3D démontrant comment CBR réintégrera la carrière avec les villages de façon harmonieuse et rationnelle, comme établi dans l’annexe du protocole d’accord. L’agriculture doit rester la fonction principale de la zone après l’exploitation de la carrière.

    « Ces garanties et conditions devront être élaborées et précisées dans le processus de suivi, dans lequel le panel citoyen est prêt à agir comme comité consultatif. Le panel citoyen souhaite également être étroitement associé à l’élaboration de l’étude d’impact environnemental », conclut l’ASBL « Bien vivre en Vallée du Geer ».

  • CBR Lixhe : un acteur local...

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    CBR Lixhe produit et commercialise une large gamme de ciments pour les secteurs de la construction, des travaux publics et des infrastructures. La majeure partie de ces ciments sont destinés au marché belge/wallon. Implantées sur le banc géologique de Visé depuis 1950, les installations du site sont alimentées par les matières premières provenant des carrières de Loën et du Romont. L’entreprise emploie aujourd’hui 182 travailleurs directs, environ 410 travailleurs indirects et recherche actuellement de nouveaux collaborateurs au profil technique … et durable

    Afin de gérer parcimonieusement les ressources naturelles non renouvelables, CBR Lixhe s’inscrit dans des projets visant à promouvoir l’économie circulaire. Ainsi, le producteur de ciment recourt aux matières secondaires en provenance d’autres industries, notamment en tant que combustibles de substitution. Cela permet à l’entreprise de limiter son impact environnemental en produisant du ciment à l’empreinte CO2 réduite, tout en garantissant la qualité de ses produits finis. CBR Lixhe tient aussi à gérer sa consommation d’énergie de manière responsable. Dans ce cadre, CBR a signé un partenariat avec Bee Green Wallonia, pour la construction d’une centrale de bioélectricité sur le site de Lixhe. L’électricité et l’énergie thermique qui seront produites grâce à la valorisation de bois en fin de vie permettront à CBR Lixhe de recourir à une électricité plus verte et de diminuer considérablement sa consommation issue du réseau de distribution. Au niveau logistique également, CBR Lixhe se veut plus écologique. Dès que cela s’avère possible, l’entreprise favorise le transport fluvial. Le transport par voie d’eau a, en effet, un impact moindre sur l’environnement et permet de désengorger le trafic routier. Ainsi, un tiers des ciments et le surplus de clinker, soit un total de 600.000 t/an, sont expédiés par bateaux. En outre, plus 800.000 t de matières premières sont annuellement acheminées à l’usine par voie d’eau. 

    Leader dans le domaine de l’innovation 

    Soucieuse de jouer un rôle de pionnier dans le changement climatique, CBR Lixhe accueille actuellement l’installation pilote LEILAC, un projet financé par le programme européen de recherche et d’innovation Horizon 2020. Lancé en janvier 2016, ce projet vise à diminuer de 95 % le CO2 émis par le processus de production du ciment. Les résultats des tests effectués sur le site de Lixhe sont tout à fait positifs. De plus, des pistes sont à l’étude pour valoriser ce CO2 capté dans la fabrication de nouveaux matériaux de construction ‘verts’. 

    Une entreprise respectueuse de la nature

    Une carrière en activité produit des milieux qui sont devenus rares dans la nature et regorge de nombreuses espèces animales et végétales. Acteur industriel responsable, CBR Lixhe veille au maintien de la biodiversité dans ses carrières et entreprend de nombreuses actions dans ce sens : plans de gestion de la biodiversité, partenariats avec des organisations de protection de la nature, formation du personnel et aménagements divers ne sont là que quelques exemples. 

    Ancré dans la région visétoise depuis plusieurs décennies, CBR Lixhe met tout en œuvre pour s’intégrer au mieux dans son environnement local. Pour favoriser cette cohabitation, l’entreprise entretient un dialogue ouvert avec ses riverains et est à l’écoute de ses différentes parties prenantes pour coconstruire l’avenir de la région. 

    Pour en savoir plus, consultez le site internet de CBR : www.cbr.be. Une rubrique spécifique est consacrée au site de Lixhe. 

  • Glyphosate : Bayer accepte de régler 40 millions de dollars à des plaignants américains

    Bayer va payer 39,6 millions de dollars (35,9 millions d’euros) à un collectif de plaignants l’accusant d’avoir masqué les risques pour la santé au moment de l’acquisition en 2018 du rival Monsanto pour 63 milliards de dollars, selon le document d’un tribunal de Kansas City publié lundi et relayé par Bloomberg.

     

    «L’affaire a été réglée à la satisfaction de toutes les Parties» et demeure «sous réserve de l’approbation du tribunal» compétent, a réagi Bayer dans un communiqué transmis à l’AFP.

    L’actuel compromis est toutefois distinct du principal litige opposant depuis deux ans Bayer et des milliers de plaignants au sujet des risques supposés de cancer liés à l’utilisation de désherbants de Monsanto tels que le Roundup.

    Dans ce dossier, Bayer fait face à environ 48.600 poursuites aux États-Unis, a-t-il dernièrement communiqué.

    Le groupe de Leverkusen a perdu ses trois premiers procès aux Etats-Unis et a été condamné à des amendes élevées même si les montants ont été fortement réduits par le deuxième examen d’un juge.

    Aidé par l’avocat américain Ken Feinberg, Bayer tente de sortir de ce nœud judiciaire via une procédure amiable. Le groupe pourrait accepter pour cela de payer jusqu’à 10 milliards de dollars, a récemment écrit le Wall Street Journal.

    Il continue de contester le principe même de sa responsabilité, martelant depuis des mois qu’aucun régulateur dans le monde n’a conclu à la dangerosité du glyphosate depuis sa mise sur le marché au milieu des années 1970.

  • Un pont pour relier Cheratte à Chertal ? 

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    (Photo Sudinfo)

    Visé et Oupeye vont plus loin en suggérant la création d’une passerelle entre Chertal et Vivegnis 

    L’avenir du site de Chertal se dessine tout doucement. Et à Visé et Oupeye on se penche déjà sur son accessibilité. Avec l’idée de construire un pont et une passerelle qui permettraient d’optimaliser aussi le futur arrêt du Réseau Express Liégeois.
     
    Explications.  

    Si rien de concret n’a encore été décidé, il y a une chose dont on est certain : Chertal sera prochainement réhabilité. Les 200 hectares disponibles devraient accueillir plusieurs entreprises et, peut-être, une extension du Trilogiport.

    Un développement important qui amènera, inévitablement, du trafic supplémentaire puisqu’on peut s’attendre à plusieurs milliers de travailleurs.
    « D’après une étude réalisée en 2015 par la Foncière liégeoise, une fois que le site sera valorisé à plus de 50%, l’accès par le pont de Wandre sera insuffisant, explique Serge Fillot, bourgmestre d’Oupeye. Un problème que nous avons évoqué cette semaine avec Visé, lors d’une réunion commune entre nos deux collèges communaux. Car, mine de rien, même si Chertal se trouve en grande partie sur Oupeye et un peu sur Herstal, Visé est évidemment concerné par le redéploiement du site. »
     
    Relier Cheratte à Chertal
     
    Et une idée intéressante a été évoquée lors de cette réunion: relier Cheratte à Chertal par un nouveau pont. « Ce qui permettrait de valoriser Cheratte-bas et tout le projet de réhabilitation de l’ancien charbonnage. Mais surtout, ça permettrait de rentabiliser le futur point d’arrêt du Réseau Express Liégeois (R.E.L.). Le site de Chertal se trouve à 700 m à vol d’oiseau de Cheratte et du point d’arrêt. A pied, via le nouveau pont, on serait à un gros kilomètre. »
     
    On pourrait même imaginer la création d’une navette entre les deux points. Mais la réflexion de Serge Fillot va encore plus loin pour optimiser l’accès à Chertal et à l’arrêt R.E.L..
    « L’idée serait de faire une passerelle piétonne, au-dessus du canal Albert cette fois, entre Vivegnis et Chertal. Cela permettrait aux travailleurs de Chertal de se rendre facilement au complexe commercial de Basse-Campagne ou d’utiliser les lignes de bus qui relient Liège à Basse-Campagne.
    Pour les habitants de Vivegnis, l’avantage serait également énorme. Vivegnis serait relié à Cheratte. Et via la passerelle et puis le pont, les Vignerons pourraient rejoindre l’arrêt du R.E.L..
    C’est 1,5 km à vol d’oiseau. En terme de mobilité, ça n’aurait que des avantages. »
     
    Un avis partagé par Viviane Dessart, bourgmestre de Visé. « nous sommes tout à fait favorable à ces deux projets. Le redéploiement de Chertal est essentiel pour le développement de la Basse-Meuse. Créer un nouveau pont ne sera qu’un plus pour la mobilité. Cela permettrait d’inciter les travailleurs à utiliser le train et d’ainsi alléger la mobilité dans la région. »
    Visé compte bien soutenir Oupeye dans toutes les démarches qu’elle va entreprendre pour faire de cette idée, un projet bien réel. (Sudpresse - Aurélie Drion)
  • Visé : 37.000 tonnes de déchets vont être évacués

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    Bonne nouvelle pour les riverains de la société SAREC située quai des Fermettes à Visé, sur l’ancien site de Navagne.

    Cette société, spécialisée dans le recyclage et le traitement des déchets, a stocké, durant l’année 2017, 37.000 tonnes de sable, de déchets de construction mais pas seulement. Car de nombreux riverains ont subi d’importantes nuisances olfactives. « La composition de ces déchets n’était pas conforme aux conditions du permis unique, valable jusqu’en 2036, dont disposait SAREC. Le Collège communal n’a pas ménagé ses efforts pour mettre un terme à ces nuisances, notamment en modifiant le permis de façon restrictive et en le limitant au traitement de déchets inertes », explique le bourgmestre de Visé, Marcel Neven. SAREC a introduit plusieurs recours mais un ordre d’évacuation de ces déchets a été donné en décembre dernier par le Département de la Police et des Contrôles de Wallonie.

    Or, ces déchets sont toujours présents. Et en juillet dernier, le Collège visétois a refusé une nouvelle demande de permis unique qui prévoyait notamment la construction d’un hall de 8.000 m2 pour le traitement des déchets.

     

    SAREC REPRIS PAR MAES

    Bonne nouvelle pour les riverains. La société SAREC vient d’être rachetée par la sprl Yves Maes, spécialisée dans la gestion des déchets de construction, qui reprend à son compte le permis de SAREC en vigueur. « Il lui appartient de mettre fin aux infractions de l’exploitant précédent. Nous avons rencontré récemment les représentants de la sprl Maes qui ont déclaré qu’ils n’iraient pas en recours contre le refus de permis par le Collège. Et ils se sont engagés à évacuer les déchets litigieux. Ils ont entamé une procédure européenne complexe de transfert international de déchets qui seront traités aux Pays-Bas », se félicitent Marcel Neven et l’échevin Luc Lejeune. Plus que quelques mois de patience pour les riverains qui seront débarrassés de ces déchets, sous le contrôle du Collège. - (Marc Gérardy)