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Justice - Page 6

  • Colis piégé à Feneur : l'auteur des faits (79) condamné à 9 ans de prison

     

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                                             L'habitation de Feneur

    Souvenez-vous : le 2 juillet 2013 nous relations dans nos colonnes un fait divers tragique : l'explosion d'un colis piégé à Feneur. 

    L'auteur, un Liégeois âgé de 79 ans a été condamné par le tribunal correctionnel de Liège à une peine de 9 ans d’emprisonnement et à une amende de 3.000 euros avec sursis après avoir commis une triple tentative d’assassinat. Pour se venger de deux banquiers-assureurs après un mauvais placement, il leur avait envoyé des colis piégés. 

    Le prévenu avait été frappé par la crise économique du début des années 2000. Il avait réalisé un placement d’argent qui s’était avéré infructueux. L’homme en avait conservé une rancœur très importante à l’égard de son banquier mais aussi à l’égard d’un responsable de placement de ce type de produit.

    Les banquiers-assureurs avaient été harcelés durant plusieurs années par cet homme. En juillet, deux colis piégés leur avaient été envoyés et avaient explosé à leur ouverture. Trois personnes (les deux banquiers et une épouse) avaient été atteintes lors de l’ouverture des colis à Dalhem et Awans.

    Les colis contenaient des engins explosifs sophistiqués. Ils étaient munis d’une culasse, de canons et d’un double mécanisme de mise à feu de 6 cartouches de calibre 22 millimètres. Un expert en balistique avait confirmé que ce piège était destiné à tuer. Il avait occasionné des blessures importantes aux victimes atteintes aux mains et aux poumons.

    Le prévenu affirmait que son dispositif était uniquement destiné à blesser et à provoquer des cicatrices. Mais le tribunal n’a pas suivi ses explications. Dans son jugement, le tribunal a constaté que le prévenu avait façonné ses pièges avec minutie et qu’il avait mis en œuvre les moyens qui auraient dû causer la mort. Son projet criminel avait été longuement préparé.

    Le tribunal l’a condamné à une peine de 9 ans de prison pour la triple tentative d’assassinat. Il a également écopé d’une peine d’amende de 3.000 euros avec sursis pour des faits de détention d’armes.

     

  • Visé : l'un des plus jeunes magistrats du pays

    high_d-20160922-GA56JA.jpgÀ seulement 28 ans, Alexandre François est l’un des plus jeunes magistrats du pays. Voire, peut-être, le plus jeune. Originaire de Visé, il travaille aux tribunaux d’Arlon et de Marche. Ses matières de prédilection ? Les violences intrafamiliales et les mœurs.
     
    Rencontre.
     
    C’est ce qui s’appelle un parcours sans faute : à seulement 28 ans, Alexandre François est l’un des plus jeunes magistrats du pays. Il a été nommé dans cette fonction à l’âge de 27 ans, après des études de droit à Liège, trois ans de barreau à Verviers puis un stage judiciaire d’un an. Un rêve devenu réalité : « ma maman est magistrate, ma marraine est avocate. La première fois que j’ai émis l’idée de devenir magistrat, j’étais en cinquième primaire », glisse-t-il.
    Il aura en tout cas été plongé dans le grand bain judiciaire dès ses premiers mois. Il a pris ses fonctions en mai, et s’occupe déjà de quelques belles affaires. Dont celle des deux corps retrouvés à Rendeux : suicide ? Meurtre ? Il n’en révélera rien, secret professionnel oblige. Mais parle d’affaire « complexe ». Si le nouveau substitut du procureur du Roi adore son métier, force est d’admettre que certains aspects de la fonction son encore difficiles à gérer.
    Il le reconnaît sans difficulté : l’aspect du métier avec lequel il a le plus de mal, ce sont les victimes et leurs familles. «Communiquer avec elles, c’est quelque chose qui m’est encore difficile ».
    Mais il ne recule pas facilement devant les difficultés. Ses matières de prédilection sont d’ailleurs réputées délicates : les violences intrafamiliales et les faits de mœurs.
    Comme tout magistrat, Alexandre François va devoir imposer son style, son image, sa marque de fabrique. « Je pense que je suis un magistrat très sévère ! », lâche-t-il sans ciller. Avant d’ajouter que «sévérité et justice ne sont pas contradictoires », et qu’il lui tient à cœur de « laisser leur chance aux gens. La prison reste la dernière option ». Le tout jeune magistrat se sent en tout cas comme un poisson dans l’eau dans sa nouvelle fonction.
    (Romain Goffinet)

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  • Triple homicide de Visé: Amedeo Troiano sera jugé à partir du 6 février 2017

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    Le premier président de la cour d’appel de Liège a rendu mardi une ordonnance dans laquelle il fixe le début de l’examen au fond du dossier d’Amedeo Troiano à la date du 6 février 2017. Amedeo Troiano est suspecté d’être celui qui avait commis les exécutions de Benoît Philippens, le gérant visétois d’une agence bancaire, âgé de 36 ans, de son épouse Carol Haid, âgée de 38 ans, et de leur neveu Esteban, âgé de 8 ans. Les faits s’étaient déroulés le 18 avril 2014 à Visé au domicile du couple.

    Le procès d’Amedeo Troiani, accusé des assassinats de trois personnes, se déroulera à partir du 6 février 2017 devant la cour d’assises de Liège. Son procès s’étalera sur trois semaines.

    Amedeo Troiano était en conflit commercial avec le banquier. Il a toujours contesté son implication dans le triple homicide.

    La constitution du jury aura lieu le 1er février 2017. L’examen au fond du dossier aura lieu à partir du lundi 6 février 2017. Les débats devraient s’étaler sur trois semaines et seront dirigés par le président Philippe Gorlé. L’avocat général Pascale Schils soutiendra l’accusation. (Rédaction e ligne)

     
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  • Un Visétois poursuivi pour avoir trafiqué des compteurs de voitures

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    Un Visétois âgé d’une trentaine d’années a comparu jeudi devant le tribunal correctionnel de Liège pour répondre de plusieurs faits de faux et d’escroqueries commis dans le cadre de la revente de voitures d’occasions. Ces véhicules, qui disposaient pourtant de « car-pass » en ordre, présentaient des compteurs où le kilométrage avait été largement trafiqué.

    Le prévenu était actif dans le secteur de la vente de voitures d’occasion achetées en Allemagne. L’enquête a démontré qu’il aurait revendu une quinzaine de voitures allemandes avec des compteurs trafiqués, où le kilométrage réel avait été diminué.

    Les véhicules concernés disposaient pourtant d’un « car-pass », un système présenté comme inviolable. Des clients avaient réalisé avoir été floués lors de leur achat quand ils avaient rencontré des soucis mécaniques avec les véhicules. Après avoir consulté des garagistes officiels, les marques allemandes avaient constaté que les compteurs des véhicules présentaient des kilométrages nettement inférieurs à ceux enregistrés dans les bases de données lors d’autres contrôles.

    Le prévenu, qui présente un casier judiciaire important, répond aussi de faits liés à la perception d’acomptes non-remboursés après des livraisons qu’il n’a pas honorées. Il est également impliqué pour un faux concernant l’achat d’un tableau dans une galerie d’art.

    Le prévenu a contesté les faits qui lui sont reprochés au cours de l’instruction d’audience. L’affaire a été reportée au 10 novembre pour réquisitoire et plaidoiries.

     (Belga)  
     
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  • Visé: il tabasse sa mère dans sa résidence intergénérationnelle

     

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    C’est au sein de la charmante “maison Abbeyfield” de Lixhe, une résidence intergénérationnelle avec des zones communes, qu’Olivier, un Blegnytois de 34 ans, s’en était pris à sa maman en janvier dernier. Les faits étaient initialement qualifiés de tentative de parricide tant les coups étaient violents !

    C’est le 1er décembre dernier que l’administrateur-trésorier de ce manoir situé à Lixhe s’était rendu à la police afin de signaler les maltraitances dont une résidente, âgée de 65 ans, avait été la victime. La sexagénaire habitait là depuis 8 mois, et hébergeait de façon précaire son fils Olivier, qui avait été gardien de sécurité mais qui s’est retrouvé sur la mutuelle à cause d’une arthrose juvénile. D’après ce qu’a révélé l’audience, Olivier mixait médicaments et alcool et passait ses journées à ne rien faire, ce que sa mère avait tendance à lui reprocher avec insistance. Leurs discussions prenaient ponctuellement une tournure violente –déjà victime de son époux par le passé, lors de scènes dont son fils était le témoin, elle était désormais la victime de celui à qui elle avait donné la vie.

    En ce 1er jour de décembre, vers 11 h, c’est un autre résident qui avait découvert la maman d’Olivier. Quand il avait poussé la porte de son logement, il l’avait trouvée à demi-consciente. Olivier avait la main gonflée et criait “ce n’est pas moi, je le jure !”. La sexagénaire avait été emmenée aux soins intensifs avec des hématomes sur les membres, sur le thorax et surtout au visage. Elle présentait des lésions de maintien au bras, une fracture du nez, des fractures du volet costal. Auditionnée en fin de journée, elle avait refusé de s’exprimer. Elle avait, la veille des faits, pris des médicaments parce qu’elle “en avait marre” de son fils. Elle titubait sous l’effet des somnifères lorsqu’ils s’étaient disputés.

    Une peine de 7 ans de prison avait été requise contre le Blegnytois. Absent à l’audience pour cause de grève des gardiens, il avait reconnu les coups par le biais d’une lettre que son conseil, Me Simonis, avait lue à l’audience. Olivier expliquait qu’il n’avait pas appelé les secours « parce que quand mon père frappait ma mère, il la mettait ensuite au lit 2 jours », écrivait-il. Il contestait avoir eu l’intention de tuer sa maman : « il n’y a pas de mobile, pas d’élément moral, et les coups ne visaient pas de zone vitale ! », avait insisté Me Simonis. Les faits sont requalifiés en coups et blessures et Olivier, qui avait été condamné à 1 an de prison en décembre dernier pour, déjà, des coups sur sa mère, écope d’une peine complémentaire d’1 an de prison et de 1200 euros d’amende.

    Laurence Wauters.

     

     
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