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Histoire - Page 25

  • Le passé se lit aussi et surtout au travers des livres

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    René François de Sluse

    Un musée , ce n’est pas qu’une série de documents présentés pour répondre à un objectif. Il y a bien sûr la collection permanente, les réserves (où généralement plus de 80% des documents du musée se retrouvent), une photothèque mais aussi un centre de documentation historique où sont conservés des livres et des revues. Côté livres, le musée de Visé en conserve près de 14200. Parmi ceux-ci, quelques dizaines datent d’avant notre indépendance (1830). Présentons-en quelques-uns parmi les plus intéressants. Le plus ancien datant de 1605 avec couverture en velin présente une des œuvres de l’écrivain latin Suétone (-né en 70 avant Jésus-Christ). Une autre œuvre de 1675 est « Gallia victrix » (la Gaule victorieuse). Une des personnalités visétoises les plus douées de son temps, René-François de Sluse mort en 1685 nous a laissé une vie de St Lambert (1679). Les données administratives pour lesquelles nous avons des livres qui font référence : des registres aux cens (1738)(1754 pour Houtain-Saint-Siméon), un registre de de Waha (1698), le recueil des édits du Pays de Liège par Louvrex (1730-1735), 8 tomes des observations de droit et de justice de De Méan (1740). L’autre donnée et ce n’est pas étonnant pour l’époque, ce sont les livres religieux : la biblia sacra (1706), l’imitation de Jésus-Christ de Thomas a Kempis, best-seller de l’époque (1710), un missale romanorum, imprimé chez Plantin à Anvers (1672) et d’autres missels.

    Etonnants sont les Almanachs qui étaient vendus par des colporteurs. Nous avons aussi des dictionnaires comme celui de Calmet « historique , critique, chronologique, géographique et littéraire de la Bible » (1722), puis au 19e s., la collection portative des chefs d’œuvres de la littérature française (1827) ou le dictionnaire universel du commerce et de la Banque (1848).

    Quant à l’art de bâtir, nous possédons un traité d’architecture rurale (1802). Dans l’esprit de l’Encyclopédie, citons l’art de vérifier les dates des faits historiques (1750) . Quant à l’art de guérir, sourions sur le titre « Recueil des pronostics dangereux sur les différentes maladies (1825)

    Une affaire mit Visé en ébullition de 1771 à 1779, l’affaire Sartorius (un membre de cette famille assassina une jeune femme enceinte de ses œuvres). L’avocat de la famille émit de fausses preuves (qu’il publia soi-disant de Londres). En cette période confuse de la dernière décennie du 18e s, nous trouvons quelques best-sellers comme le Miroir des Nobles de Hesbaye (1791), le précis historique sur la révolution liégeoise (1790) ou plus tard un recueil de poésie (1812) d’un des protagonistes de la révolution liégeoise qui fit sa formation chez les Oratoriens de Visé : Reynier

    Plusieurs manuels scolaires dont les titres sont étonnants (pour nous habitant du XXIe s.) : traité d’arithmétique (1833) ou même plus d’arithmétique décimale (1840) car ce sont les Français qui imposèrent difficilement à l’Europe le système décimal (litres, kilos, mètres). D’autres : une grammaire facile (1839), une géographie universelle (1760) ou l’iconographie grecque (1811)….

    De l’époque de notre premier roi Léopold I, nous conservons une série imposante de livres militaires : l’infanterie, l’artillerie, l’armement, les tactiques. Les deux historiens liégeois de l’époque de Becdelièvre nous ont laissé une biographie liégeoise (1836-1837) ou de Polain, une histoire de Liège (1848). Un bourgmestre de Fouron, Henri Del Vaux publia un dictionnaires géographique et statistique de la province de Liège (1834). Un an plus tard, on trouve la nomenclature des villes et villages de la province par Despa (1835) ou encore la Meuse belge (1852). Pour notre patrimoine, citons un livre sur Cheratte ( datant de 1854), une description de la Montagne St-Pierre par Bory de Saint-Vincent (1819) ,la translation du corps de St Firmin (1711) ou encore le tonlieu d’Eijsden (1675) , sans oublier l’histoire du comté de Looz (1717) . Pour terminer, il était déjà question de complotisme, dans « le danger des mystifications (1842). Ceci est un bref aperçu de nos richesses.

    (J-P Lensen)

  • Un élément du patrimoine : la carte vue ancienne qui retrouve ses lettres de noblesse

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    Les cartes vues anciennes, un immense réservoir de recherches ? Et d’étonnantes découvertes

     

    Combien d’entre nous ne conservent-ils pas des cartes-vues anciennes. Il est vrai qu’à notre époque , smartphone aidant, nos contacts sont plutôt d’envoyer une photo d’un coin que nous visitons chez nous ou à l’étranger et en un clic, notre famille et nos amis sont au courant. Et Facebook ou Instagram aidant, nous avons un cliché. Est-il conservé longtemps ou ne passe-t-il pas la journée pour disparaître finalement dans la blogosphère !.

    Mais au siècle précédent et même la fin du 19e s., la carte postale était un vecteur tout aussi important et même plus que le téléphone que seuls certaines entreprises ou particuliers possédaient. (3 chiffres pour Visé avant 1914 et 9 chiffres des numéros téléphoniques maintenant) ; Il y avait plusieurs levées postales par jour et les facteurs étaient nombreux à travailler. Le prix du timbre était à la portée de la plupart et les boites de la poste étaient nombreuses dans la ville et plutôt que d’envoyer une simple carte (avec enveloppe c’était plus cher), la carte vue illustrée était de mise pour tous les actes de la vie quotidienne : la mère âgée envoyait à sa fille plus mobile sa commande chez l’épicier du coin, l’élève en internat envoyait une des nombreuses cartes vues éditées par l’école à ses parents qu’il ne retrouverait qu’aux grandes vacances, le voyageur envoyait à sa famille des vues de la ville visitée et j’en  passe. Qui éditait ces cartes-vues qui font encore le bonheur des collectionneurs et des musées intéressés à connaître le passé de leur région ? Il y avait des éditions nationales comme les NELS, LEGIA, HERMANS mais le plus souvent des éditeurs locaux comme des photographes, des libraires, des épiciers, des commerçants, des hôtels ou des restaurants…….. Mais le collectionneur averti se méfiera des légendes :

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    une vue de la rue du Perron qui n’est qu’une vue de la Rue Haute, l’église en ruines de Visé qui n’est autre que l’église de Barchon,

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    le chantier naval de Cheratte qui se muera en sentier naval…….Ne pas prendre tout comme argent comptant.  Il y a aussi l’aspect idéologique comme ces cartes vues des ruines de la ville de Visé détruite par « les boches ». Au grand désarroi des chercheurs, certains coins d’une ville ne feront jamais l’objet d’un cliché car trop peu représentatif ou commercial. L’éblouissement des personnes aussi quand un photographe s’installait dans la rue et que tous ses habitants sortaient de chez eux pour être dans la « boite ». A côté du cliché, il y a les textes : simples parfois, naïfs peut-être, intéressants souvent. Essayons de reconnaître ceux de nos ancêtres qui y sont dessus  Regardons donc ces cartes-vues dont la cote est parfois surfaite selon qu’il y a des personnes ou un motif particulier, selon la soi-disant rareté. Apprécions le côté noir et blanc pour les plus anciennes et surtout ne les jetons pas dans nos poubelles. Il peut y avoir aussi des musées que cela intéresse !!!

    En légende, quelques vues intéressantes :

    Les ruines non pas du chœur  de la collégiale de Visé  mais bien de l’église de Barchon et à côté le vrai chœur de la collégiale ruinée  et la  fausse rue du Perron qui est le sommet de la rue Haute, sans oublier Cheratte  et son « sentier » naval. Arrêt sur images, les petites filles Jeanne et Philomène Cerfontaine venaient de sortir de l’école communale de la place du Marché et furent prises en photo au dessus de la rue Haute peu après 1900.

     

  • Le cloître du Centre Culturel se fait une beauté

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    LE CLOITRE DU CENTRE CULTUREL DES SEPULCRINES, RUE DU COLLEGE SE FAIT UNE BEAUTE

    Il a fallu 3 sessions de travaux pour que l’ensemble du cloître , c’est-à-dire les murs qui entourent cette surface soient renettoyés et reprennent toutes leurs couleurs. Fin novembre, les visiteurs pourront redécouvrir toute la beauté de cet espace.

    D’où vient l’origine de cet espace dans nos régions ? : une cour entourée sur les quatre côtés d’un couloir qui permet de pénétrer dans toutes les pièces adjacentes. Sûrement pas dans la lointaine architecture de nos régions , mais bien à l’apport de la conquête romaine. La chance que les archéologues ont eue, c’est la découverte de Pompeï dès le 18e s. avec ses maisons avec cour centrale. Ce type d’architecture s’est développé dans nos régions, comme le prouvent les fouilles de la grande villa (domaine agricole) gallo-romaine de Haccourt avec au moins deux cours importantes permettant aux habitants de se rendre d’une pièce à l’autre. Ce type de structure « méditerranéenne » a été repris par les fondations monacales (les Bénédictins…..) et collégiales. Il n’y avait pas que cette utilité qui était mise en avant (ne pas devoir traverser d’autres pièces comme dans nos maisons) mais bien l’aspect religieux. Pour nos Chanoinesses du Saint-Sépulcre qui s’implantèrent à Visé dans le premier quart du 17e s. Nous reprendrons ici un extrait de la revue de 128 pages de la Société archéo-historique parue en août 2016 pour les 400 ans de la fondation de l’ordre à Visé (Nouvelles Notices n°137-138) : Formé de quatre galeries ou couloirs, le cloître a pour fonction première de distribuer l’accès aux différentes pièces du rez-de-chaussée ; le cloître est également un espace de prières, puisqu’il accueille une procession quotidienne des religieuses qui cheminent devant des statues ou des tableaux représentant la Passion du Christ.

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    L’architecture mosane du 17e s. est de mise et à noter la marque que les soeurs ont placée sur les murs du cloître, la croix à double traverse typique de leur ordre (Non, ce n’est pas la croix de Lorraine de de Gaulle) !

    Il faut savoir que lors du départ de la dernière sépulcrine en 1824, le lieu prit une fonction scolaire avec un Collège agricole « Saint-Hadelin », puis une école moyenne pour garçons (1851) qui deviendra après la reconstruction de l’école suite à l’incendie de la Grande Guerre, un Athénée (professant non plus 3 mais 6 années du secondaire) en 1936. En 1983, cette école prit ses quartiers sur les hauteurs du Gollet et la ville récupéra ce lieu en en faisant un lieu culturel. Savez-vous que l’intérieur du cloitre (la cour) servit sous la férule de ces sœurs cloîtrées qu’étaient les Sépulcrines, de dernière demeure et que probablement comme dans d’autres couvents (Charleville), on a retrouvé les corps de ces simples moniales. (les sœurs supérieures étaient inhumées sous la chapelle).

    Savez-vous aussi que cet espace fut un jardin botanique que les élèves pouvaient découvrir lors des cours de sciences naturelles, il y a un siècle. Il sert maintenant de lieu de détente et parfois de culture (pièces de théâtre ou musicale).

    Si vous n’êtes pas un habitué de ce lieu, sachez que dans votre cheminement, au nord, vous découvrirez l’échevinat des affaires sociales, à l’est l’entrée du musée régional qui vous accueillera (en des temps meilleurs) à l’étage, au sud la chapelle des Sépulcrines, espace d’expositions et une salle de réunion et à l’ouest des ateliers créatifs des plus variés.

    PHOTO : L’espace botanique au centre du cloître.

    (Communiqué)

  • La "fausse lettre de Mme de Sévigné" est bien un hoax

    2BA8F93A-3A8E-4E1C-87AE-A109E6177BA8_4_5005_c.jpegVoici la réponse de Monsieur Lensen, du Musée de Visé, concernant la "fausse lettre" qu'il nous avait, en toute bonne foi, fait parvenir.

    Mazarin et Vatel n’ont jamais été confinés…………….Mes subtilités ont été prises en défaut. Mais par contre le dessin du médecin du 17e s ; est correct. Revient-il  de chez Mme de Sévigné ? Personne ne le sait...

     

    LE LIVE

    La lettre présentée comme écrite par Madame de Sévigné qui évoque un confinement est un pastiche

    Une lettre, présentée comme écrite par Madame de Sévigné en 1687, circule sur les réseaux sociaux. Il y est question d'un confinement, à la Cour, sur fond d'épidémie grippale. Cette lettre est un faux.

     

    Article rédigé par Emilie Gautreau - franceinfo

    Radio France

    Publié le 04/05/2020 19:27

    Mis à jour le 04/05/2020 19:27

    Une lettre attribuée à Madame de Sévigné, datant du 30 avril 1687, qui a été massivement partagée sur les réseaux sociaux, début mai 2020. (CAPTURE ECRAN FACEBOOK)

    Une lettre attribuée à Madame de Sévigné, datant du 30 avril 1687, qui a été massivement partagée sur les réseaux sociaux, début mai 2020. (CAPTURE ECRAN FACEBOOK)

    La pandémie de coronavirus amène parfois à se replonger dans ses cours d'Histoire. Vous avez peut-être reçu ou vu passer sur les réseaux sociaux une lettre présentée comme écrite par Madame de Sévigné dans laquelle celle-ci raconterait, en 1687, son confinement parisien sur fond d’épidémie de grippe. Cette lettre est un faux et les ressorts de sa propagation virale sont similaires à ceux qui alimentent la viralité de fausses lettres plus contemporaines. La cellule Vrai du Faux vous explique.

    Une fausse lettre parsemée d'erreurs historiques

    Le message circule via WhatsApp, les réseaux sociaux ou par mail sous différentes versions, mais il commence souvent ainsi : "En des circonstances presque similaires (épidémie grippale) à ce que nous vivons, voici ce que Madame de Sévigné écrivait à sa fille Madame de Grignan." Des internautes ont rapidement relevé un certain nombre d'erreurs historiques qui pouvaient mettre la puce à l’oreille. Le cardinal Mazarin ne pouvait pas avoir décidé de mettre en place un confinement en 1687. Notamment connu pour avoir été au service du roi Louis XIV, il est mort en 1661.

    L'intendant François Vatel, également cité, ne pouvait pas approvisionner la Cour à cette date, car il était décédé seize ans plus tôt. D'autres internautes relèvent également le fait que la comédie de Pierre Corneille évoquée, Le Menteur, eut certes un grand succès, mais en 1644. Par ailleurs, dans certains messages, le 30 avril 1687 est présenté comme étant un jeudi, ce qui est une erreur. Il s'agissait d'un mercredi.

    Une lettre attribuée à Madame de Sévigné, datant du 30 avril 1687, qui a été massivement partagée sur les réseaux sociaux, début mai 2020. (CAPTURE ECRAN FACEBOOK)

    Une lettre attribuée à Madame de Sévigné, datant du 30 avril 1687, qui a été massivement partagée sur les réseaux sociaux, début mai 2020. (CAPTURE ECRAN FACEBOOK)

    Comme c'est le cas lors des diffusions de fausses informations plus traditionnelles, aucun auteur n'en revendique la paternité. Un nom est évoqué. Il s'agit de celui de Jean-Marc Banquet d’Orx. Le pastiche est assimilé à un "poisson de mai" publié le 1er mai, à l'image de ceux du 1er avril. Le but de l'auteur n'est pas connu. Peut-être souhaitait-il simplement, en ces temps de confinement et de désoeuvrement, nous faire replonger dans nos livres d’Histoire et d'histoires - celles réellement racontées par Madame de Sévigné. C'est dans ce cas plutôt réussi.

    Des ressorts similaires à ceux des fake news plus classiques

    L'un des ressorts classiques contribuant à la propagation des fausses informations est de donner l'apparence de la réalité et de mêler le vrai au faux. Ainsi, pour les non-historiens, la fausse lettre de Madame de Sévigné peut avoir l'apparence de la réalité. Elle joue sur l’image qu'a le grand public de ce qu’était la Cour à cette époque, ses amusements et ses correspondances. Et si François Vatel est mort bien avant 1687, il est resté dans la mémoire collective comme s’étant donné la mort après un arrivage de marée insuffisant, épisode précisément raconté par Madame de Sévigné.

     

     

  • M.A.H.Vi : la prochaine publication sort en novembre

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    NOTRE PROCHAINE PUBLICATION SORT EN NOVEMBRE

    Depuis 2012, un nouveau type de publications du musée de Visé est sorti de presse. Après les notices visétoises d’un format de 17 x 25 cm, avec principalement les articles très pointus de l’historien de Visé, John Knaepen furent édité les Nouvelles Notices Visétoises dans un format A4. C’est le numéro 156 (octobre-décembre 2020) qui clôture l’année 2020. De quoi cette revue de 64 pages et de 76 illustrations est-elle faite ?

    Un peu de tout : l’histoire (15 pages) de l’ancien château de Caster, lieu situé en surplomb de Petit-Lanaye et ses illustres occupants dont de Brouckère, homme politique belge du 19e s. Caster vient de castrum et rappelle un des évènements de la guerre des Gaules, ainsi que l’endroit de plusieurs traités au Moyen-Age. Ce site est partagé entre les entités de Riemst, de Visé et de Maestricht, nous explique Guy Reggers. C’est Monique Merland, documentaliste d’origine visétoise qui analyse en 17 pages les occupants et l’architecte d’une des nombreuses villas de Basse-Hermalle (la villa Désirée actuellement sur le territoire de Visé). L’architecte n’est pas n’importe qui, c’est Charles Castermans dont l’autrice a évoqué les trois biographies familiales d’ Auguste le père et des deux frères Paul et Charles. L’époque était à construire à la fin du 19es. de magnifiques villas non loin des fleuves et des rivières ou en Ardenne. L’intérêt de l’article est aussi d’évoquer le propriétaire, un grand amateur d’art, Alfred Baar qui céda ses riches collections de verre (1766 pièces) au musée Curtius de Liège.

    Eddy Bruyère dont les articles éclectiques dans les revues du musée de Visé (ainsi que dans la revue des Anciens Arquebusiers, le Papegaie) sont nombreux inventorie (en 22 pages) les œuvres belges aux Pays-Bas et en Belgique dont Visé, durant la première guerre mondiale. Après avoir évoqué les différents types de problématiques (exactions allemandes, réfugiés, évacués français, déportés, travailleurs forcés ou réquisitions et différents comités), il cite pas moins d’une centaine d’associations belges chez nos voisins et une vingtaine en Belgique et d’autres plus localisés dans les grandes villes mais aussi pour Visé le comité de secours et d’alimentation, celui du ravitaillement et les œuvres scolaires. Il termine par les journaux (7 au moins édités aux Pays-Bas et une trentaine sur le front).

    Deux plus petits articles évoquent l’artiste liégeois Camille Renard dont des œuvres sont conservées au musée de Visé (par Marylène Zecchinon) et le personnage folklorique cherattois de Ridodoye (par Régis Beuken). Le lecteur trouvera aussi le texte des nouveaux statuts de l’association à but désintéressé ratifiés le 2 septembre et surtout le programme de près d’une quarantaine d’activités de l’année 2021. Mais espérons que la Covid 19 ne perturbe pas trop ce programme de l’année du centenaire de la Société Archéo-Historique de Visé. L’éditorial (signé Jean-Pierre Lensen), évoque la manière dont s’est passée cette année 2020 au musée et appelle aux dons et au renouvellement des cotisations pour 2021 qui resteront au même taux que les six dernières années : 25, 30 et 35 € ou plus. (le numéro de compte reste toujours le BE77 3400 2758 7242). Cette revue sera reçue gratuitement par les membres 2020 et pourra être acquise par les amateurs au prix de 10 €.

    A la lecture, une manière agréable de passer cette période de reconfinement avec ces articles inédits.

    Pour la S.R.A.H.V. J.P.Lensen