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Histoire - Page 19

  • Visé : risque de démolition de" la maison de l'éclusier"

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    L'enquête publique concernant la demande de permis pour la construction d'un immeuble à appartements a pris fin ce lundi.

    Située sur la parcelle N° A 125/V dans le quartier Basse-Meuse à Visé, à l'angle du canal de jonction et de la Meuse, la maison porte la mention "VISÉ" en façade. Cette mention indique l'emplacement des anciennes écluses qui permettaient autrefois de rejoindre le canal Liège-Maastricht devenu Canal Albert mais aussi de descendre vers l'aval du temps de l'ancien barrage disparu. Si elle n'a guère d'intérêt architectural, "cette maison fait partie du patrimoine local. Elle est le dernier vestige de la navigation d'autrefois", défend Marc Poelmans, qui lançait en mars 2019 une pétition pour le classement de cette maison au patrimoine wallon. La maison de l’éclusier a également été un haut lieu de la résistance à l’occupation lors de la première guerre mondiale. 

    Aujourd'hui, une enquête publique est en cours concernant la demande de permis d’urbanisme de la société ProConcept, qui souhaite construire un immeuble à appartements à proximité du port de plaisance de Devant-le-Pont. L’endroit est charmant, en bordure de fleuve, mais le projet implique de détruire la maison qui se trouve sur la parcelle.

    Une destruction à laquelle s'opposent des citoyens qui souhaitent demander le classement de cet élément du patrimoine historique visétois. "Dans le cadre des efforts de développement du tourisme en Basse-Meuse en lien avec la voie d'eau, la sauvegarde de ce site historique s'avère logique", justifient les opposants. En outre, le projet d'immeuble de Pro Concept "est totalement excessif eu égard au bâti et à la densité du quartier et serait un coup de poing dans un des plus beaux coins de notre commune".

    L'enquête publique a pris fin ce lundi 24 mai à 15 h. (Source Marc Poelmans/ la DH)

  • Le Centre Culturel fêtera deux anniversaires particuliers

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    Le centre culturel de Visé avec sa salle des Tréteaux honoreront pour les 400 ans de sa naissance (il naquit le 15 janvier 1622 rue Saint-Honoré à Paris), Jean-Baptiste Poquelin plus connu sous le nom de Molière. Et pour ce faire, demande fut faite à un comédien français des plus connus, Francis Huster, ancien de la Comédie française qui viendra le mercredi 16 juin à 20 h. évoquer cet autre comédien et auteur. Son souhait est que Molière puisse rentrer au Panthéon à Paris en janvier 2022 et retrouver d’autres grandes pointures de la culture française comme Victor Hugo ou Alexandre Dumas. Bien échu de commencer sa tournée par la Belgique dans la ville qui a vu naître les ancêtres de Jean Donneau de Visé, rival de Molière et protecteur par après de sa troupe sans oublier qu’il fonda le Paris Match de l’époque : le Mercure Galant. Ne tardez pas à réserver car les places sont limitées (à l’échevinat de la Culture de Visé)

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    Autre nom dont on fêtera les 200 ans de sa naissance dans sa ville natale, César (Auguste-Jean-Guillaume-Hubert) Franck, né le 10 décembre 1822. Même si sa carrière se déroula pour la plus grande partie à Paris (il fut e.a.organiste de l’église Sainte-Clotilde de Paris) et en France (il fut naturalisé français en 1870 et mourut à Paris en 1890). Quand le secrétaire communal Marcel Fraikin et le bourgmestre de Visé, René Dessart ouvrirent une académie de musique à Visé, ne la mirent-ils pas sous le nom de César Franck. L’autre grand nom musical liégeois, André-Modeste Gretry ayant déjà chapeauté l’académie de musique liégeoise.

    Le réputé orchestre philharmonique royal de Liège, l’un des interprètes incontournables du compositeur depuis 60 ans, se devait de célébrer cet anniversaire de celui qui fut surnommé « le Messie de l’art » avec plusieurs concerts, plusieurs coffrets discographiques(dont César Franck intégrale symphonique et concertante , dès janvier 2022), des parutions inédites et des projets ….numériques. César inventa le poème symphonique et fut maître de la forme cyclique. Au programme (le détail à trouver sur la brochure de l’OPRL Filiations Saison 2021-2022 www.oprl.be), un des 4 opéras : Hulda, la légende scandinave en version concert le 22 mai 2022, Les Béatitudes, oratorio incontournable le 10 décembre 2022, jour anniversaire ? En tournée, la symphonie en ré mineur sera à l’affiche à Liège le jeudi 25 novembre 2021 et ses principales œuvres au piano le 18 février 2022.

    Ce maître reconnu de son vivant par ses pairs et vénéré par ses fils spirituels dont Ernest Chausson (1855-1890), Paul Vincent d’Indy (1851-1931), Henri Duparc (1848-1933), Louis Vierne (1870-1937) ou encore le jeune prodige verviétois trop tôt disparu Guillaume Lekeu (1870-1894). Nul doute que les orgues de de l’église Notre-Dame du Mont- Carmel de Visé Devant-le-Pont résonneront de ses œuvres pour orgue dans les prochains mois.

    J-P. L

  • UN CONFLIT OUBLIE : LA GUERRE DE COREE IL Y A 70 ANS

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    Cette guerre oubliée il y a 70 ans, très peu d’anciens combattants peuvent en témoigner. La première bataille à laquelle les soldats belges, envoyés par l’ONU en Corée, fut celle de la rivière IMIJIN le 22 avril 1951. C’est le 18 septembre 1950 qu’un corps de volontaire est formé à la demande l’ONU, qui lance un appel au monde libre : 3.171 belges et 78 luxembourgeois partirent pour la Corée. Deux autres batailles majeures concernèrent les troupes belgo-luxembourgeoises : du 10 au 13 octobre 1951 à Haktang- Ni et beaucoup plus tard en mars-avril 1953 à Chatkol. 106 volontaires perdirent la vie (soit 3,3%) et 478 blessés (soit 14,7% ou 1 sur 7). Ces morts n’ont pas été enterrés dans un cimetière militaire comme les soldats des deux guerres mondiales mais ont trouvé un repos éternel « sous le clocher de l’église » (Voir le dernier journal des Combattants)

    Cette guerre de Corée (25 juin 1950 au 27 juillet 1953) se termina par un cessez-le feu signé à Panmunjeon le 27 juillet 1953. Le 38e parallèle devient la frontière entre les deux Corées.

    JPRGM

  • Visite commentée au musée de Lanaye

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    Le tumulus qui aurait abrité la dépouille (incinérée) du site gallo-romain 

    DES FOUILLES ARCHEOLOGIQUES A LANAYE avant, pendant et après : une visite guidée le 30 mai à 15 h.

    Une visite commentée de l’exposition d’Archéolo-J présentée au musée de Lanaye « Refuge Naturel de la Montagne St-Pierre » aura lieu le dimanche 30 mai à 15 h. Elle confrontera la dernière grande fouille qui eut lieu sur le plateau de la Montagne St-Pierre au lieu-dit Voie d’Emael avec les panneaux

    Les premières découvertes eurent lieu il y a plus de 50 ans par les soins de l’abbé Nicolas Peuskens et de Jean Massin, conservateur du musée de Visé. Elles furent reprises par le musée de Lanaye et la Société Archéo-Historique de Visé. Les commentaires suivront les prospections sur près de 250 m2, la détermination du site à fouiller, les premiers coups de pelle et la découverte d’un mini-cockerill où l’annexe de la ferme (la villa) présentait une halle avec des supports massifs supportant a toiture englobant plusieurs bas-fourneaux ayant fourni du métal (fer, bronze). Un creuset et plusieurs autres structures furent trouvés. Le plus étonnant sera la surprise trouvée sous un bas-fourneaux.

    Ces fouilles permirent aussi d’organiser un chantier de fouilles international mais la suite sur place.

    L’entrée est libre et plusieurs livres sur les fouilles régionales pourront être acquis. Prière de réserver sans faute à info@mahvi.be ou au 0495-496391 (Nom et nombre de personnes).

    (Communiqué)

  • LES DERNIERES ACQUISITIONS DU MUSEE DES ANCIENS ARQUEBUSIERS DE VISE

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    Le musée des Anciens Arquebusiers de Visé comme chaque année ouvre au grand public ses collections, à partir du mois de mai.

    Accueilli par deux mannequins présentant un membre du premier groupe de la compagnie : le sapeur et le dignitaire porteur du collier de la compagnie, l’Empereur, le visiteur découvrira une magnifique collection d’une quarantaine d’assiettes de tir, acquises récemment. Le plus souvent en porcelaine mais aussi en étain.

    Dans les deux salles, nous retrouvons des portraits de membres, les plus anciens datant de la fin du 19e s. Deux présentoirs passent en revue nombre de photos de cortèges, de membres de la gilde et de documents, secondés par d’innombrables photos déroulées sur un cadre photo, une manière de présenter aux non-initiés ce qu’est au 21e s. une compagnie armée, riche de 442 années de traditions.

    Incontestablement, comme les deux autres musées de compagnies, les armes constituent la plus grande partie du patrimoine du musée : des arquebuses, un mousquet, des pistolets, les étonnantes écossaises, des révolvers datant le plus souvent des années antérieures à la fin de la Principauté de Liège, car oui, Visé était une bonne ville qui avait cette particularité d’être une tête de pont sur la rive droite mais entourée de possessions étrangères et potentiellement ennemies. Les bourgeois (habitants du bourg) étaient-ils suffisamment nombreux et armés pour faire face à un siège, malgré des remparts solides, datant du 14es et maintes fois refortifiés.

    Le conservateur, Jean-Luc Casteleyn et son équipe ont rédigé un opuscule de 8 pages reprenant sous le titre IMPEDIMENTA la collection d’équipements de l’arquebusier : sa tenue, les armes à feu avec l’équipement du soldat : la fourquine, les épées et hallebardes, les poires à poudre, les moules à balles et pour manipuler tout cela, des outils comme un marteau pour retailler le silex qui enclenchait par sa friction la mise à feu ou encore un mortier et son pilon pour affiner la poudre noire. Il y a aussi des éléments plus récents comme le fusil Comblain. IL y a aussi les prix du tir et des jetons et des médailles. Plus curieux dans ce musée, des arcabuses, mixte entre une arbalète et une arme à feu et des arbalètes plus classiques.

    Mais le musée conserva aussi des peintures et d’intéressants documents sur les 2 guerres du 20e s., comme les vestiges récupérés dans les maisons incendiées en août 14, comme des témoignages de réfugiés aux Pays-Bas ou des hommes déportés dans les camps du nord de l’Allemagne.

    Au total, une douzaine de vitrines et sortant du lot par leur rareté, un arquebuse de rempart du 16es. et son boulet d’un poids de 100 grammes, une arquebuse exotique à mèches car venant de l’Inde avec poinçon de l’armée anglaise – début 19e s. Plusieurs autres uniformes enrichissent le patrimoine du musée. Un simple conseil, n’hésitez pas à leur rendre visite les premiers dimanches du mois dès le mois de juin ou sur rendez-vous auprès du conservateur, Jean-Luc Casteleyn au 0475 352916. Nous vous le recommandons.

    JPRGM