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Basse-Meuse

  • Une usine pour produire des pellets est en projet à Hermalle-sous-Argenteau

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    C’est là que pourrait s’installer cette usine de pellets. - Google

    Pellets Ardents, une société en construction, souhaite implanter une usine en bord de Canal Albert, à Hermalle-sous-Argenteau. Cette usine serait construite rue Al’Fosse, sur un terrain qui avait fait parler de lui voici quelque temps.

    Occupé par le transporteur Jost, ce dernier y avait entreposé des dizaines des remorques de camions, sans aucune autorisation. Plainte avait été déposée et l’entreprise avait été contrainte d’évacuer ces remorques.

    À l’époque, les autorités locales s’étaient émues de voir qu’un terrain industriel si bien situé ne servait qu’à stocker des remorques de camions. Il pourrait donc prochainement servir à autre chose, en l’occurrence produire des pellets industriels et de l’énergie.

     

    Serge Fillot.                                                           Serge Fillot. - L.H.

    C’est en tout cas la volonté de Pellets Ardents, qui va présenter la semaine prochaine à la population son avant-projet d’usine. Derrière cette nouvelle société et ce projet se cache IBV, Industrie du Bois Vielsalm & cie, une des plus grosses scieries du pays.

    « IBV est la propriétaire du terrain et elle nous a approchés voici quelques mois avec son projet, explique Serge Fillot, bourgmestre d’Oupeye. Je n’ai pas tous les détails. Comme la population, je dois attendre la réunion d’information de ce mercredi. J’ai cependant été rassuré sur certains points. Les bois qui arriveront là seront des bois de catégorie B. C’est-à-dire qu’ils sont non-traités et donc non-dangereux. Au niveau de l’activité, nous avons reçu des garanties que tout se passerait en intérieur, ce qui limiterait les nuisances sonores. On demande également que la voie d’eau soit privilégiée pour limiter le nombre de camions. Enfin, on a souhaité qu’on porte une attention particulière à l’intégration de l’usine dans le paysage. »

    Réunion d’information

    Son usine de cogénération en bois non-dangereux servirait à produire de l’électricité en brûlant les sous-produits du bois comme les écorces ou les découpes. Cette électricité serait utilisée en interne et le surplus renvoyé vers le réseau. Quant à la production de pellets, elle serait alimentée par les sciures et plaquettes provenant de la scierie de Vielsalm.

    Ce projet n’en est qu’à ses prémices. Ce 1er décembre à 19h, une réunion d’information doit ainsi se tenir au Château d’Oupeye. Elle aura pour objectif de présenter le projet et de lancer l’étude d’incidences. Ce n’est qu’une fois cette étude terminée que le projet définitif, et modifié suivant les éventuelles remarques, pourra faire l’objet d’une demande de permis unique.

    En raison des mesures sanitaires et des contingences dans le cadre du COVID-19, l’inscription préalable est souhaitée, par courriel à l’adresse contact@com-une.be. Notons que la commune n’aura qu’un avis à rendre sur ce dossier. C’est en effet la Région wallonne qui délivrera le permis. (Source : La Meuse)

  • Tac-Tac: une nouvelle discothèque a ouvert ses portes à Visé

     

     

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    Plusieurs fêtards sur la piste de danse. - Goebbels

    Ces quinze dernières années, les discothèques ont mis la clé sous le paillasson les unes après les autres en Basse-Meuse. À Visé, au numéro 20 de l’Avenue Maréchal Foch, à quelques pas la gare ferroviaire, ce n’est pas un club mais deux qui ont fermé leurs portes après quelques mois ou ans de fiestas. Ainsi, si « le Titanic » s’est échoué, « le Manhattan » s’est écroulé malgré des débuts prometteurs. À l’instar du « Cap Vert » de l’autre côté du pont, aucun club n’a tenu. Ce ne sont pas toujours les directives des autorités locales qui ont mis fin à la fête, certains clubs ne parvenant simplement pas à attirer un public d’habitués dans une ville qui regorge pourtant de lieux de fête et où il ne manque que ce genre d’établissement pour prolonger cette dernière.

     

    C’est donc un petit événement qui a eu lieu vendredi soir. À 22h, le Tac-Tac ouvrait ses portes au public. Cette boîte de nuit se trouve, comme ses deux prédécesseurs, au numéro 20 de l’Avenue Maréchal Foch. L’entrée y étant gratuite, de nombreux curieux s’y sont rendus. Pour avoir effectué le déplacement, on affirmera que l’endroit est agréable. Quant au décor, il se veut harmonieux avec de nombreux miroirs sur les côtés. Les jeux de lumière donnent une saveur toute particulière à la soirée. Quant à DJ Sun, son répertoire est varié. On y trouve également une salle plus « lounge » où il est possible de s’asseoir afin d’acheter une bouteille et de la partager entre amis.

     

    La salle «lounge».
    La salle «lounge». - Goebbels

    Par contre, deux éléments sautent aux yeux au moment de comparer le Tac-Tac aux anciens clubs locaux. Tout d’abord, les prix des boissons sont élevés. Logique me direz-vous dans un club. Le hic, c’est que l’entrée étant gratuite, de nombreux fêtards font de ce lieu un endroit de passage avant de repartir dans les bars à proximité afin de dépenser moins. De quoi faire retomber l’ambiance. Ensuite, le voisinage s’était habitué au calme. Le fait de garder la porte ouverte de la discothèque toute la nuit pourrait ainsi amener son lot de critiques. Attention donc de ne pas répéter les erreurs du passé…

    Yannick Goebbels

     

    Une ambiance sympa.
    Une ambiance sympa. - D.R.

     

  • Dramatique accident à Cheratte: Alessio, 10 ans, fauché à trottinette par un train

    Ce jeudi soir vers 18h15, le petit Alessio, 10 ans, circulait sur sa trottinette et a décidé de traverser le passage à niveau situé rue Césaro à Cheratte-Bas alors que les barrières étaient abaissées et que les feux étaient rouges ! Lire l'article en entier dans notre édition de demain

  • Deux élèves de l'Athénée de Visé cambriolent leur école

    Dimanche dernier, vers 1h30 du matin, l’alarme de l’athénée royal de Visé s’est déclenchée. Deux jeunes élèves de l’athénée, âgés de 16 et 17 ans, s’étaient introduits dans l’enceinte de l’école par une ouverture dans un grillage. « Ils étaient chez un des deux jeunes et ils sont sortis. Ils se sont donc introduits dans la cour de leur école puis dans les bâtiments pour y dérober du matériel informatique qui a été retrouvé dans un jardin voisin, prêt à être emporté. Mais comme l’alarme s’est déclenchée, la police s’est rendue rapidement sur place, prévenue aussi par les voisins. Elle a intercepté un des deux jeunes. Dans son sac à dos, les policiers ont retrouvé une réplique d’arme airsoft qui propulse de petites billes en plastique. Cet adolescent a révélé le nom de son « complice » qui a également été interpellé. Les deux mineurs ont été entendus mais pas privés de liberté ni déférés au parquet de la Jeunesse mais ils devront répondre de leurs actes.

    La direction de l’athénée royal de Visé se refuse à tout commentaire.

    (Marc Gerardy pour La Meuse)

     
  • DE LA PREALLE A VISE….. par René Hénoumont.

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    Un des 10 personnages représentés dans les personnalités de la Basse-Meuse du 20e s. au musée de Visé est le journaliste et écrivain René Hénoumont, qui fit de nombreuses chroniques dans le Pourquoi Pas. Natif de la Préalle, ce quartier sympathique et dynamique des hauteurs de Herstal, il parle souvent de Visé dans son livre « Café Liégeois, récit, terres d’enfance ». (Edition A.C.E., 276 p., 1984). Il divisa son livre en 4 parties. Il évoque la danse locale de la Basse-Meuse, le Cramignon. Il rappelle que dans les années 60 pour le compte de la télévision (diffusé pour les 50 ans de la Première guerre sur la RTB (F) en 1964) il mena des interviews de plusieurs visétois comme M.Brouha père, M.Georges, M.Fraikin et le vieux capitaine M.Cerfontaine en posant UNE UNIQUE question : comment était votre premier allemand en 1914. Ce dernier répondit avec conviction : une brute ! Rien n’était oublié et moins encore pardonné comme les massacres, les fusillés, les torturés, les incendies à Visé….

    Voici ce qu’il écrit (p.169) : « dans les années 1930, les ruines de Visé, villette en aval de Liège, était le but des promenades dominicales. Je me souviens très bien des baraquements de bois, don du Roi Albert, où durant plus de quinze ans, les Visétois attendirent le règlement des dommages de guerre par l’Allemagne….Les dommages de guerre auront été au centre des conversations de mon enfance et de ma jeunesse. Les maisons (de la Préalle) étaient fissurées par la mine, deux guerres, les bombardements allemands ou alliés achevèrent un grand nombre. En août 1914, Visé entre autres allait payer très cher la résistance imprévue des troupes belges et la défense des forts de Liège. Le « non » du roi Albert à son cousin Guillaume II, se souciant, comme d’une pomme de la neutralité belge, suscita un terrorisme dont l’état-major allemand espéra jusqu’à la fin du mois d’août 1914 qu’il inciterait la Belgique à s’incliner et à cesser la bataille. Le 4 août à l’aube, les Allemands investissaient Visé. Les premières pertes, quelques soldats basculés dans la Meuse (des uhlans), allaient tout précipiter et accréditer la légende des francs-tireurs invoquée par la suite pour répondre à l’indignation mondiale ; Dès le premier jour du conflit, les Allemands fusillèrent 15 otages ; ils en massacrèrent vingt autres dans la semaine ; Le 10 août, l’église (la Collégiale) fut brûlée et le 16, Visé fut mise à sac, chaque maison pillée, les femmes et les enfants chassés dans la nuit, les hommes (617 exactement) déportés en Allemagne. Quatre ans durant, Visé fut une ruine désertée.

    La rumeur a-t-elle amplifié les atrocités ? L’Allemand, coupeur de mains, une légende, Oui, mais en 1960, tout au long de la frontière, j’ai recueilli des témoignages bouleversants et d’une grande sobriété. C’est le fils, alors enfant, qui vit son père tomber devant le peloton. C’est le père qui vit ses fils achevés à coups de baïonnette ; En faut-il plus ?

    En novembre 1918, le kaiser traversa Visé en ruines. (nDLR plus exactement Mouland). Il se réfugiait en Hollande. Je me souviens bien de Guillaume II, on nous le montrait aux actualités cinématographiques , débitant du bois dans le parc de son château batave où il tuait le temps…..la salle huait et sifflait. J’ai toujours été persuadé que le grand exode de 40 fut suscité par les évènements d’août 1914. Les populations frontalières déguerpirent pour « ne plus voir cela »

    Hommage à Janina Tihon d’Eben, qui œuvra à la ville de Visé et qui avait tous les romans de cet auteur.

    J.P.LENSEN, secrétaire de la S.R.A.H.V.